3 février 2026
Home » Hôtel Lancaster Ouaga 2000: mouvement de colère des employés

 Une vive contestation a éclaté ce 3 septembre 2024, après le retour d’un ancien directeur général de l’hôtel, devenu entre-temps Directeur régional du groupe, mais pressenti pour retrouver son ancien poste de DG. Monsieur Chaker JAADI, pour ne pas le nommer, séjournerait actuellement dans l’une des villas de Lancaster Ouaga 2000, en tant que « client et Directeur régional du groupe », selon la direction générale de Lancaster, qui dénonce « un comportement inadmissible » de la part du personnel protestant. Des menaces à peine voilées ont été adressées aux employés par le biais d’un courrier, précisant que « c’est pour chacun des auteurs une faute grave, susceptible de justifier la rupture du contrat de travail. C’est pourquoi je vous invite à l’exécution stricte de votre contrat de travail. ».

Mais quel est le véritable fondement de ce mouvement de contestation ?

 Les représentants du personnel se montrent profondément opposés à la personne de M. JAADI. Selon eux, il incarne le type de dirigeant : »Qui ne respecte pas la parole donnée. » ; »Qui s’est toujours opposé aux augmentations salariales, même lorsque celles-ci étaient décidées par le PDG, Abdoul MANEM. » ; » Qui ne respecte pas les décisions de justice et utilise la corruption pour atteindre ses objectifs. » ; … Et la liste continue.

Il serait également responsable des suppressions de contrats à durée déterminée (CDD) durant les 7 à 8 années où il était à la tête de Laïco Hôtel. En résumé, le personnel n’est pas disposé à lui accorder une seconde chance. « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! » scandaient-ils ce matin aux premières heures, exprimant ainsi leur détermination à affronter toute conséquence : « Advienne que pourra, nous sommes prêts ! » Depuis le 2 septembre, un bras de fer très tendu oppose le personnel à la direction de Lancaster. Les images parlent d’elles-mêmes !

Un phénomène récurrent au Burkina Faso.

Ce type de mouvement d’humeur n’est pas inédit au Burkina Faso. Par exemple, en 2018, le personnel de la Société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire (SONAGESS) s’est révolté contre le directeur général, dénonçant des pratiques de gestion abusives et une mauvaise gouvernance.

En 2021, le personnel de la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) a également manifesté contre le directeur général pour des raisons similaires, exigeant des améliorations des conditions de travail et un respect plus strict des accords préalablement établis. De plus, un article de Netafrique datant d’avril 2020 évoque M. Chaker JAADI dans une affaire de corruption, renforçant ainsi la position du personnel de Lancaster Ouaga 2000, qui estime que la gestion de M. JAADI est caractérisée par des pratiques douteuses et non conformes à l’éthique. Ces exemples illustrent que les mouvements de contestation contre les directeurs généraux accusés de mauvaise gestion ou de corruption ne sont pas rares, ce qui montre un besoin croissant de transparence et d’intégrité dans la gestion des entreprises et institutions au Burkina Faso.

Robert Zongo (Collaborateur)

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