Photo de famille
A la faveur de cette période propice, la Direction régionale de l’Education préscolaire, primaire et Non formelle du Centre (DREPPNF-C) a initié une activité de reforestation. Parrainée par la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le commerce(BSIC), cette activité a connu une forte participation des amis de la nature. Sur 260 plants prévus pour être mis en terre, une soixantaine de pieds d’arbres fruitiers ont été plantés. C’était dans la matinée du samedi 24 août 2024 dans l’enceinte de l’école primaire publique de Dayoubsi, située dans la commune de Komsilga.
« Celui qui a planté un arbre n’aurait pas vécu inutile », soutiennent les écologistes. C’est aussi pour coller à ce précepte digne d’intérêt, que la DREPPNF-C a organisé une activité de reboisement dans la partie déserte d’une l’école primaire, celle de Dayoubsi, située dans la commune de Komsilga, à quelques encablures de Ouagadougou. En effet, pour ne pas rester en marge de l’acte salutaire, parents d’élèves et enseignants de l’école de Dayoubsi, personnel de la DREPPNF, notabilités coutumières et responsables administratifs, ont très tôt le matin du 24 aout, effectué le déplacement de Komsilga, notamment sur le site du reboisement.

Dans cette école dont le choix n’est pas un fait du hasard (bien clôturée et déserte), une soixantaine d’arbres fructueux dont des résiniers, des jujubiers, des karités, des colatiers et des dattiers sauvages ont été mis en terre, sous l’assistance technique des agents des eaux et forêts. Prévus pour être mis en terre, 200 pieds d’arbres ont été répartis dans les autres écoles de la circonscription éducative de base de Komsilga. C’est une fierté et un privilège pour Antarest Batiana, Président de la Délégation spéciale (PDS) de Komsilga qui activement participé à l’opération verte. « Je suis très comblé de joie de voir que ma commune a été choisie pour cette opération et je remercie les porteurs du projet. Nous veillerons bien à l’entretien de ces plants », a rassuré le PDS.

Ki Cheicka, représentant de la BSIC, marraine de l’activité, a félicité l’initiative de la Directrice régionale de l’Education du Centre, qui vise à revertir le couvert végétal. Pour Chiecka, Ki la nature vit avec nous et nous devons vivre avec elle. C’est pourquoi il a invité homme et femme à vivre utile, en plantant au moins chacun un arbre. « Lorsque nous avons été sollicités pour accompagner le projet de Madame, la Directrice régionale, nous n’avons pas hésité à donner notre accord, l’initiative étant noble », a souligné le Directeur Commercial par intérim de la BSIC. Embouchant la même trompette, Aissata Traoré, Secrétaire générale de la région du Centre, représentant le gouverneur de cette région, a salué la concrétisation du projet de Adiarata Sawadogo, Directrice régionale de l’éducation du Centre. La représentante de Abdoulaye Bassinga dit beaucoup encourager ce genre d’initiative, qui selon elle, répond à la politique gouvernementale dans la lutte contre la déforestation. C’est alors qu’elle a invité chaque école à avoir un bosquet et à l’entretenir. « Une chose est de planter, une autre est d’entretenir », a-t-elle conseillé.
Pour la première responsable de la DREPPNF-C, Adiarata Sawadogo, cette activité réalisée par sa direction doit aussi servir d’exemple pour les enfants qui doivent emboiter les pas de leurs encadreurs. C’est pourquoi elle a ému le vœu de voir au moins chaque enfant planter un arbre. L’occasion faisant le larron, Adiarata Sawadogo a poussé un cri de cœur auprès de ses partenaires de la BSIC, à qui elle demande de l’aider à réhabilité le forage de l’école de Dayoubsi en panne depuis belle lurette. Une séance de photo de famille pour immortaliser l’évènement et un rafraîchissement offert aux invités, ont mis fin à l’activité
Jessica OUAGRE
