Nous sommes en 2005, Mme Ramata Edwige Ilboudo/Diallo conseiller en santé nommée directrice du plaidoyer et de l’habilitation pour la promotion de la femme avait en charge la promotion de la santé des femmes au Burkina. A une réunion à l’UNICEF, elle apprend avec amertume que le taux mortalité maternelle au Burkina était de 1 100 décès pour 100 000 naissances. Ce fut pour elle un choc.

Elle se pose alors des questions sur ce taux bien triste. “Qu’est-ce que moi je peux apporter pour vraiment contribuer à réduire ce fort taux de mortalité”. Dans sa tête, c’était donc des questionnements. Après moults réflexions et questionnements, elle décide de se lancer dans la formation des sage-femmes, une de ses convictions étant que “on a beau former des médecins, des infirmiers, si on ne forme pas les sage-femmes, les femmes vont continuer à mourir en couche”. C’est ainsi qu’en 2005, le projet d’ouverture d’une École de Santé va prendre forme avec une dizaine d’élèves.
Quelques mois après l’ouverture en 2005, nous avons eu la chance d’échanger avec Mme Ramata Edwige Ilboudo/Diallo et jusqu’à ce jour, une de ses phrases devenue presqu’une devise résonne en nous : « il est inconcevable qu’une femme meurt en voulant donner la vie ! ». C’est doute cette phrase qui motive la pionnière des écoles privées de santé au Burkina Faso. Comme tout début, les choses n’ont pas été faciles. Les peaux de bannes ont jalonné la route de l’évolution de l’école. Mais qu’à cela ne tienne, Mme Ramata Edwige Ilboudo/Diallo très croyante à toujours confié tout ce qu’elle fait à Dieu. « Dans toute entreprise, tout début est difficile. Mais Dieu ayant mis la main, je peux dire que les autorités du pays aussi voulant, pas-à-pas nous avons évolué. Aujourd’hui, d’école, nous sommes passés à un institut” fait savoir Mme la fondatrice. L’École est donc aujourd’hui passée à l’institut (IPSSE). L’institut recrute à partir du baccalauréat. Une évolution qualitative et quantitative, pour sans doute, le bonheur de la fondatrice et de toutes les sommités qui y enseignent. Il faut dire qu’au niveau de l’enseignement, Mme Ilboudo a fait appel à des professeurs de renommés dans le domaine de la santé. C’est pourquoi depuis plusieurs années dans les Centres de santé des 13 régions du Burkina publics ou privés, vous trouverez un agent de santé qui a été formé à l’École privée de Santé Sainte Edwige. Des lauriers, l’école en a eus. Mme Ramata Ilboudo, ce n’est pas seulement l’enseignement. Elle est aussi connue pour ses œuvres sociales à travers le pays. Grâce donc à son engagement, sa détermination, sa foi et sa conviction, l’Ecole privée de santé Sainte Edwige, pour ne pas dire l’Institut de Santé Sainte Edwige, est devenue aujourd’hui une référence internationale où plusieurs étudiantes et étudiants viennent chercher le savoir et le savoir-faire en repartant sans doute avec la conviction chère à la Fondatrice : “ il est inconcevable qu’une femme meurt en voulant donner la vie”
Ben Alex
