7 mai 2026
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POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DU BURKINA FASO

L’Agence Faso Mêbo inspire le monde

Jonas Hien

La politique de désenclavement engagée par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, à travers l’acquisition d’importants équipements au profit de l’Agence Faso Mêbo marque une inflexion significative dans l’approche des infrastructures routières au Burkina Faso. Pour la première fois depuis l’indépendance du pays en 1960, l’État ne se limite plus à une logique de programmation ou de dépendance quasi exclusive à des entreprises extérieures ou à des financements fragmentés. Il initie une démarche d’appropriation directe des moyens de construction, en dotant progressivement les structures nationales d’un parc d’engins destiné à accélérer la réalisation des routes et des autoroutes sur l’ensemble du territoire national.

Sur le plan analytique, cette orientation traduit une volonté de rupture avec les modèles classiques de développement infrastructurel, souvent ralentis par des contraintes de financement, de contractualisation et de mobilisation des entreprises privées. En renforçant la capacité opérationnelle de l’Agence Faso Mêbo, l’État cherche à internaliser une partie de la chaîne de production des infrastructures, ce qui peut réduire les coûts, accélérer les délais d’exécution et améliorer la maîtrise stratégique des chantiers. Il s’agit également d’une démarche de souveraineté technique, dans laquelle la capacité de construire le territoire devient un levier de puissance publique.

Cette politique s’inscrit également dans une logique d’intégration nationale. Le désenclavement des régions et des départements ne relève pas seulement d’une question d’infrastructures physiques. Il touche directement à la cohésion sociale, à l’équité territoriale et à l’accès aux services essentiels. Relier les zones rurales aux centres urbains, connecter les régions entre elles et ouvrir des corridors de circulation, contribue à réduire les inégalités spatiales et à renforcer l’unité du pays. Dans ce sens, la route devient un outil d’unification nationale autant qu’un instrument de développement économique. En français simple, cela signifie que l’État est en train de faire quelque chose de nouveau et d’important : acheter ses propres machines pour construire plus vite les routes partout dans le pays. Au lieu d’attendre longtemps ou de dépendre entièrement de l’extérieur, le Burkina Faso veut désormais avoir ses propres moyens pour ouvrir les villages, relier les villes et faciliter les déplacements.

Le Premier ministre et les membres du gouvernement à Faso MEBO

L’objectif est que chaque Burkinabè puisse circuler plus facilement, vendre ses produits, aller à l’école ou à l’hôpital sans être bloqué par l’enclavement. Cette initiative est aussi un symbole fort. Elle montre que le pays veut prendre en main son propre développement avec ses propres forces. C’est une première depuis l’indépendance, car jamais auparavant une telle politique d’équipement massif et structuré pour la construction routière n’avait été engagée à cette échelle. Cela traduit une volonté de bâtir un État plus autonome dans ses capacités d’action concrète, notamment dans un secteur aussi stratégique que les infrastructures. L’impérialisme ne peut pas aimer ça. Ça éveille les consciences, ça fait comprendre qu’on peut faire le développement sans endetter des générations entières. Ça coupe le manger des institutions financières internationales ! Vous comprenez pourquoi il faut chercher à rompre la dynamique de la Révolution, en utilisant des Africains, malheureusement des Burkinabè !

Une telle ambition ne peut donc réussir sans l’adhésion des populations. Le désenclavement n’est pas seulement l’affaire de l’État ou des techniciens. Il concerne directement les communautés locales qui en sont les premières bénéficiaires. Les populations sont donc appelées à accompagner cette dynamique, à protéger les infrastructures en construction, à faciliter l’accès aux chantiers et à soutenir les efforts des équipes sur le terrain. Le développement des routes est aussi une responsabilité partagée. Il est donc important que chaque citoyen comprenne que cette politique vise à améliorer concrètement ses conditions de vie : réduire les distances, ouvrir les marchés, faciliter l’accès aux services sociaux de base et renforcer les échanges entre les régions. En ce sens, faire corps avec les autorités et cette initiative revient à s’engager collectivement pour un Burkina Faso plus accessible, plus uni et plus dynamique.

Pose de pavés par le Premier ministre Rimtalba

 

En définitive, cette politique de désenclavement est une stratégie de transformation structurelle du territoire national. Elle combine une vision de souveraineté, une ambition de développement accéléré et une exigence de cohésion nationale. Sa réussite dépendra autant de la capacité de l’État à la mettre en œuvre que de l’engagement des populations à en devenir les acteurs et les gardiens.

 

Cette constance ouvre la perspective d’un mandat présidentiel marqué par une intensification sans précédent des réalisations dans plusieurs secteurs stratégiques : infrastructures, sécurité, défense, agriculture, éducation, santé, mines, accès aux services sociaux de base, etc. L’accélération observée dans la mise en œuvre des chantiers publics conduira à des résultats qui dépassent les standards habituels de programmation des politiques publiques de développement dans le pays. Dans cette perspective, le mandat en cours du Président du Faso peut être analysé comme un cycle de forte densification de l’action étatique, où la logique n’est plus seulement celle de la planification, mais celle de l’exécution rapide et visible. À son terme, il est envisageable que les indicateurs de transformation territoriale et sociale atteignent un niveau tel que le bilan global du mandat du Président apparaitra nettement supérieur aux attentes initiales, en particulier dans les domaines longtemps marqués par des retards structurels.

 

Ainsi, demain, le bilan présidentiel sera fait dans un climat de sérénité institutionnelle et politique, dans la mesure où la dynamique de transformation serait lisible, mesurable et directement visible par les populations. La relation entre les gouvernants et les citoyens se trouve alors consolidée par les résultats concrets, ce qui renforce la confiance mutuelle et la stabilité du pacte social. Cette évolution présage aussi un rapport renouvelé entre gouvernants et peuple.

 

Visiblement, la Révolution est en train de faire ce que la démocratie n’a pas démarré. Comme quoi, en compétition de course, si l’on veut arriver vite en première position, il faut s’attacher les services de la tortue en lieu et place de ceux du lièvre. Il parait que c’est ce que dit la démocratie. Il faut être de Banfora pour le croire !

 

 

Jonas Hien

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