Réunis à Bamako à l’occasion du Forum panafricain des médias, des professionnels de l’information venus de plusieurs pays africains ont adopté l’« Appel de Bamako », un texte qui plaide pour une plus grande souveraineté narrative du continent.
Pendant quatre jours, journalistes, éditeurs et experts des médias ont échangé sur les défis auxquels fait face la presse africaine dans un contexte marqué par les mutations numériques, l’essor de l’intelligence artificielle et la concurrence croissante des grands groupes médiatiques internationaux.
Les participants ont souligné la nécessité pour l’Afrique de mieux maîtriser le récit de ses propres réalités, en développant des médias capables de produire et diffuser des contenus reflétant davantage les perspectives africaines.
L’« Appel de Bamako » met notamment l’accent sur la création de mécanismes de financement plus autonomes pour les médias, le renforcement de la protection des journalistes ainsi que l’adaptation du secteur aux nouvelles technologies.
Pour les initiateurs de cette démarche, la souveraineté informationnelle constitue un enjeu stratégique dans un monde où l’influence passe aussi par la maîtrise des récits et de l’information.
À travers cette déclaration, les acteurs des médias africains affirment leur volonté de construire un espace médiatique plus indépendant, capable de porter une vision du continent élaborée par les Africains eux-mêmes et pour les Africains.
Voxafrica
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