𝐏𝐥𝐚𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐝é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐑𝐄𝐋𝐀𝐍𝐂𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟔-𝟐𝟎𝟑𝟎
𝐋’𝐞𝐱𝐩𝐨𝐬é 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐝é𝐩𝐮𝐭é𝐬
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Législative du Peuple,
Honorables Députés,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de commencer par cette conviction profonde extraite du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire : « La révolution économique rompt avec l’économie de dépendance, libère les forces productives nationales et place la richesse au service du peuple ».
Cette phrase n’est pas un slogan. Elle est une ligne de combat.
Elle est une doctrine de transformation nationale. Elle est le fondement philosophique du Plan National de Développement 2026-2030 que nous présentons aujourd’hui à votre auguste assemblée : le PLAN RELANCE.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un plan de développement qui est présenté à la Nation. C’est le choix assumé d’un nouveau destin économique pour le Burkina Faso.
Le Plan RELANCE marque l’entrée de notre pays dans une nouvelle phase de son histoire : celle de la souveraineté productive, de l’industrialisation nationale et de la reconquête économique.
Oui, Honorables Députés,
Le Plan RELANCE n’est pas un simple document administratif. Ce n’est pas un catalogue de projets. Ce n’est pas non plus une compilation technocratique de programmes sectoriels.
Le Plan RELANCE est une déclaration historique de souveraineté économique. C’est la traduction opérationnelle de la Révolution Progressiste Populaire sur les cinq années à venir.
En un mot, le Plan RELANCE est l’architecture stratégique d’un Burkina Faso qui refuse désormais :
👍la dépendance ;
👍la fatalité ;
👍l’économie extravertie ;
👍la pauvreté structurelle ;
👍le sous-développement organisé.
Du point de vue de l’approche de gestion de l’économie, le PND 2026-2030 rompt avec le crédo du tout privé comme moteur de l’économie, en optant pour un repositionnement stratégique de l’Etat dans la sphère économique.
L’orientation désormais prise est celle d’un Etat stratège, garant des grands équilibres économiques, intervenant dans le jeu économique sans complexe aucun, pour préserver les intérêts supérieurs de la Nation.
Ce changement de paradigme dans la conduite du développement implique d’innover en matière de stratégie de financement, de mise en œuvre et de supervision de l’exécution du Plan.
Pendant des décennies, les économies africaines ont été organisées autour d’un modèle extraverti : exporter les matières premières, importer les produits finis, dépendre des financements extérieurs et subir les chaînes de valeur mondiales.
Le Burkina Faso fait désormais le choix inverse : produire localement, transformer localement, financer localement et créer localement la richesse.
Ce changement de paradigme constitue l’une des plus grandes réformes économiques structurelles de notre histoire contemporaine, après la révolution démocratique et populaire incarnée par le Camarade Président Thomas Sankara.
Pour la mise en œuvre du Plan, il sera actionné l’approche-programme, avec les initiatives présidentielles et certains projets structurants, agissant comme des accélérateurs de résultats des différents programmes.
Cette approche-programme sur lequel s’appuie le Plan pour organiser la conduite du développement implique d’aller au-delà de la simple agrégation des interventions sectorielles et locales, en privilégiant la cohérence horizontale et verticale des interventions. Elle crée et renforce également, les synergies d’action et accroit l’efficacité dans la budgétisation, l’exécution et le suivi-évaluation. Elle offre un cadre au renforcement de la mobilisation et de l’utilisation efficiente des ressources extérieures. A ce titre, le PND 2026-2030 retient en priorité comme instruments de financement des programmes, l’appui budgétaire et le panier commun qui respectent les principes de l’efficacité de l’aide tels que le leadership national, l’alignement sur les priorités du pays et l’application des procédures nationales.
Enfin, s’appuyant sur les programmes de développement, le PND 2026-2030 innove également en ouvrant son dispositif de suivi et d’évaluation aux coordonnateurs des programmes, aux entreprises publiques ainsi qu’à d’autres institutions de la Nation. Ce schéma d’intégration des acteurs clés de son opérationnalisation et des institutions nationales dans le dispositif de conduite du développement renforce la transparence et la responsabilisation des acteurs tout en offrant le cadre pour la domestication des engagements internationaux.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Le Plan RELANCE repose sur une vision claire : “Faire du Burkina Faso une Nation souveraine, résiliente et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être collectif”.
Son ambition est immense : “Transformer structurellement notre économie afin de bâtir un modèle de développement porté d’abord par les Burkinabè eux-mêmes”.
Car désormais, nous faisons le choix :
👍d’un Etat bâtisseur ;
👍d’une économie productive ;
👍d’une industrialisation assumée ;
👍d’une souveraineté énergétique ;
👍d’une souveraineté alimentaire ;
👍d’une souveraineté technologique ;
👍d’une souveraineté financière.
Nous ne voulons plus d’une économie qui exporte les matières premières et importe la pauvreté. Nous voulons une économie :
qui transforme localement ;
•qui crée massivement des emplois ;
•qui valorise nos ressources ;
•qui développe les chaînes de valeur nationales ;
•qui enrichit le peuple burkinabè.
Honorables Députés,
RELANCE n’est pas un mot choisi au hasard. Le Plan RELANCE est l’instrument d’une Révolution en marche. L’acrostiche « RELANCE » traduit le projet de société porté par la RPP sur la période 2026-2030 et dans lequel chaque lettre donne une indication de l’orientation stratégique de l’action gouvernementale.
R : Réformes structurelles audacieuses
Pour moderniser l’Etat, libérer les forces productives et bâtir une administration de combat économique.
E : Economie productive et souveraine
Pour sortir définitivement d’une économie de dépendance et construire une base industrielle nationale.
L : Leadership d’un Etat stratège
Parce que l’Etat doit redevenir le moteur de l’orientation économique nationale.
A : Accélération des investissements structurants
Dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie, le numérique et l’agriculture.
N : Nation mobilisée
Parce qu’aucune transformation historique ne peut réussir sans engagement populaire.
C : Croissance inclusive
Une croissance qui crée des emplois, réduit les inégalités et améliore les conditions de vie.
E : Equité sociale et territoriale
Pour que chaque région et chaque citoyen bénéficient des fruits du développement.
Vous l’aurez compris, le Plan RELANCE est l’instrument d’une Révolution qui engage : « des Réformes structurelles audacieuses, pour soutenir une Economie productive et compétitive, sous le Leadership d’un Etat stratège, qui Accélère les investissements structurants au sein d’une Nation mobilisée, pour une transformation économique génératrice de Croissance inclusive, dont les fruits seront répartis Equitablement entre les masses populaires et de manière à corriger les déséquilibres territoriaux ».
Excellence Monsieur le Président,
Honorables Députés,
L’analyse diagnostique de la situation sécuritaire, socio-économique et politique des cinq dernières années a mis en exergue sept (07) enjeux majeurs de développement, à prendre en compte pour bâtir un développement économique et social durable au Burkina Faso.
👍le recouvrement de l’intégrité du territoire, la sécurité, la paix et la stabilité socio-politique ;
👍l’autosuffisance alimentaire,
l’accroissement de la production agricole de rente, la transformation agroalimentaire et la reconstitution du cheptel ;
👍le développement d’un capital humain de qualité ;
👍le développement d’infrastructures économiques, résilientes et adéquates ;
👍le développement d’un tissu industriel à effet d’entrainement élevé ;
👍la bonne gouvernance politique, économique, administrative et locale ;
👍l’émancipation culturelle, le développement des arts, du sport et de la communication.
L’ensemble de ces enjeux a été adressé dans le plan RELANCE à travers quatre (04) piliers stratégiques qui traduisent les ambitions de développement du pays sur les cinq prochaines années.
Pilier 1 : Consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix
Parce qu’aucune Nation ne peut prospérer dans l’insécurité, le Gouvernement place l’enjeu sécuritaire au rang de priorité stratégique ; à ce titre, il prévoit notamment :
👍le recrutement et la formation de plus de 50 000 éléments des Forces de Défense et de Sécurité ;
👍le recrutement de 60 000 VDP supplémentaires et plus de 100 000 réservistes ;
👍le renforcement du renseignement ;
👍la vidéoprotection des grandes villes ;
👍le renforcement des capacités militaires ;
👍le développement d’une industrie stratégique de défense ;
👍l’intensification de la coopération sécuritaire dans l’espace AES à travers la montée en puissance de la force unifiée de l’AES.
Sur ce pilier, les impacts attendus sont les suivants :
•reconquérir l’intégralité du territoire, c’est-à-dire que l’autorité de l’Etat devra s’exprimer sur chaque centimètre carré du territoire national à l’horizon 2030 ;
•assurer une autonomie stratégique en matière d’équipement de defense ;
•assurer le retour massif des populations déplacées et leur réinsertion socio-économique ;
•relancer l’activité économique dans toutes les régions dans un environnement sécurisé.
Car sans sécurité :
il ne peut y avoir ni investissement ;
•ni industrialisation ;
•ni croissance ;
•ni souveraineté.
Pilier 2 : Refonder l’Etat et améliorer la gouvernance
A travers ce pilier, notre ambition est de bâtir un Etat :
•plus efficace ;
•plus transparent ;
•plus souverain ;
et plus proche des citoyens.
Le Plan RELANCE prévoit notamment :
👍la digitalisation massive des procédures administratives à travers les douze chantiers de la digitalisation portés par le Ministère en charge de la transition digitale (la couverture territoriale du réseau mobile à 100%, la diversification et la consolidation des centres de données, la protection des infrastructures critiques, le déploiement de l’identifiant unique, la formation de talents IT etc) ;
👍l’interconnexion des administrations financières pour plus de transparence et d’efficacité;
👍le déploiement de la solution SMART DOUANE pour une maitrise totale des procédures de dédouanement ;
👍la numérisation totale du cadastre et le déploiement du système d’informations foncières ;
👍le déploiement à grande échelle de la facture électronique certifiée sur tous les segments des entreprises, à savoir, les grandes, les moyennes et les petites entreprises ;
👍le renforcement de la lutte contre la corruption à travers la montée en puissance de la commission de régulation des dysfonctionnements et les autres corps de contrôle;
👍l’intensification de la lutte contre la fraude fiscale et douanière.
Les indicateurs d’effets attendus dans ce pilier sont:
•une amélioration de l’indice de perception de la corruption de 41/100 en 2024 à 46/100 en 2030;
•un taux de pression fiscale moyen de 19,3% sur la période 2025-2030;
•une maitrise du fichier des propriétaires de parcelles et une fluidité dans la délivrance des titres ;
•une amélioration du climat des affaires.
Pilier 3 : Développement du capital humain
Parce qu’aucune révolution économique n’est possible sans révolution humaine, le Plan RELANCE prévoit :
👍la construction de 73 nouveaux CSPS ;
la construction de 9 hôpitaux régionaux de grande capacité ;
👍L’opérationnalisation de FASO PHARMA pour développer une industrie pharmaceutique performante ;
👍la formation de mille de spécialistes de santé par an pendant cinq ans dans le cadre du plan 1000 x 5 ;
👍la construction d’amphithéâtres intelligents au profit des universités;
👍la construction de 150 écoles primaires et secondaires à niveau dans les 17 régions;
le développement massif de l’enseignement technique avec une gamme variée de filières professionnelles ;
👍la construction de 50 000 logements décents;
Les effets majeurs attendus sont :
•la réduction significative de la pauvreté avec un taux de pauvreté qui passe de 43,2% en 2021 à 35% en 2030 ;
•l’amélioration de l’espérance de vie à la naissance de 61,9 ans en 2019 à 68 ans en 2030 ;
•l’accroissement de la proportion des effectifs de l’Enseignement, de la formation technique et professionnelle (EFTP) dans l’effectif total de l’enseignement post-primaire et secondaire de 5% en 2024 à 12% en 2030.
•la formation d’une masse critique d’ingénieures pour accompagner la politique d’industrialisation du pays.
Pilier 4 : Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie
Monsieur le Président,
Honorables députés,
C’est ici que se joue le grand basculement historique du développement du Burkina Faso. Sur ce pilier, le Plan RELANCE ambitionne :
👍la souveraineté alimentaire ;
👍la souveraineté énergétique ;
👍l’industrialisation à grande echelle;
👍la transformation de l’industrie minière ;
👍la révolution numérique ;
👍la modernisation des infrastructures.
Les projets structurants sont sans précédent :
•plus de 14 000 hectares aménagés ;
•des milliers d’hectares de bas-fonds ;
•de nouvelles centrales énergétiques ;
•l’autoroute Ouaga-Bobo et d’autres autoroutes pour rallier les chefs lieux de région;
•la finalisation de l’aéroport de Donsin et la réhabilitation de l’aéroport de Bobo Dioulasso ;
•le Datacenter national Tier 3 ;
•la montée en puissance de la SOPAMIB qui devra exploiter au moins 10 mines industrielles appartenant à l’Etat.
•l’opérationalisation de la raffinerie d’or ;
•l’opérationalisation de l’usine FASO RAILS ;
•l’opérationalisation de l’usine textile Texforce et d’autres usines textiles;
•le développement de zones industrielles dans les régions ;
et la modernisation du transport aérien avec l’acquisition de 6 nouveaux aéronefs pour AIR BURKINA.
Le Burkina Faso veut désormais :
•transformer localement ses ressources ;
•créer de la valeur ajoutée ;
•développer des champions nationaux ;
et devenir une puissance productive dans l’espace AES et africain.
Les effets attendus de ce piliers sont :
•l’accroissement de la part des industries manufacturières dans le PIB de 9,6% en 2024 à 17,7% en 2030 ;
•l’accroissement de la puissance électrique installée de 678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW en 2030, soit une augmentation de 281% sur 5 ans;
•la réduction de la part des produits alimentaires dans le total des importations de 11,5% à 8%;
•un taux de croissance moyen de 7,2 % sur la période 2026-2030
•un déficit budgétaire contenu à 3% au maximum sur la période.
•L’inscription des excédents de la balance commerciale dans la durée.
Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Le coût global du Plan RELANCE est estimé à plus de 36 190 milliards FCFA. Mais, Monsieur le Président, la véritable révolution réside dans son mode de financement. Le Burkina Faso a décidé de financer son développement d’abord par ses propres forces. Ainsi :
👍plus de 65 % du financement proviendront des ressources internes;
👍l’actionnariat populaire sera encouragé ;
👍les diaspora bonds seront développés pour catalyser les ressources de la diaspora vers des projets structurants ;
👍le crowdfunding patriotique sera promu ;
👍les financements innovants seront renforcés ;
👍les obligations vertes et durables seront mobilisées.
Chaque Burkinabè doit devenir acteur du financement national, car une Nation souveraine est une Nation qui finance elle-même sa transformation.
Excellence Monsieur le Président,
Honorables Députés,
Le monde change. Les rapports de puissance changent. Les modèles économiques changent également. Le temps des économies passives est terminé. Le temps des économies assistées touche à sa fin.
L’heure des Nations qui produisent, innovent et contrôlent leur destin a sonné et le Burkina Faso a décidé d’entrer pleinement dans cette nouvelle époque.
Honorables Députés,
Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Législative du Peuple,
Honorables Députés,
Le Plan RELANCE est plus qu’un programme économique. Il est un acte de foi en la capacité du peuple burkinabè à transformer son destin.
Ce plan porte une conviction simple : le Burkina Faso peut devenir une puissance productive, industrielle et souveraine.
Oui, notre pays peut nourrir son peuple. Oui, notre pays peut transformer ses ressources. Oui, notre pays peut financer son développement. Oui, notre pays peut bâtir ses propres champions économiques. Oui, notre pays peut reprendre pleinement le contrôle de son avenir.
Le combat que nous menons aujourd’hui est un combat historique :
• le combat de la souveraineté contre la dépendance ;
• le combat de la production contre l’assistanat ;
• le combat de la transformation contre l’exportation brute ;
• le combat de la dignité contre la résignation.
Les générations futures jugeront notre époque. Elles se souviendront que dans les moments les plus difficiles de notre histoire, le Burkina Faso n’a pas choisi la peur. Il a choisi le courage.
Il n’a pas choisi la résignation. Il a choisi la transformation.
Il n’a pas choisi la dépendance. Il a choisi la souveraineté.
Et rien n’est plus puissant qu’un peuple debout qui décide de devenir maître de son destin.
𝐕𝐢𝐯𝐞 𝐥𝐚 𝐑é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐏𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 !
𝐕𝐢𝐯𝐞 𝐥𝐞 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐨𝐬𝐩è𝐫𝐞 !
𝐋𝐚 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐚𝐢𝐧𝐜𝐫𝐨𝐧𝐬!
𝐉𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐞.
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