8 mai 2026
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Côte d’Ivoire/France : Un officier supérieur ivoirien placé en détention pour viol sur sa nièce

Cet homme de 39 ans, qui séjournait dans la capitale le temps de suivre une formation, a été mis en examen pour le viol d’un membre de sa belle-famille. Il nie les faits, assurant que la jeune femme était consentante.
Il est resté impassible pendant toute l’audience à la chambre de l’instruction, indiquant juste qu’il faisait « confiance à la justice française ». Un homme de 39 ans, officier supérieur dans l’armée ivoirienne, comparaissait ce mardi matin à Paris. Ce père de famille sollicitait un placement sous contrôle judiciaire pour sortir de prison.

Depuis près de trois semaines, il est incarcéré dans le cadre de sa mise en examen pour le viol d’un membre de la famille de son épouse. Des faits survenus au début du mois dernier dans la capitale, au domicile de la grand-mère de la victime.

La victime s’était confiée à sa grand-mère
Le 9 avril, une jeune femme de 20 ans porte plainte au commissariat des Ve et VIe arrondissements de Paris. Elle raconte aux policiers qu’elle vient d’être violée par un membre de sa famille. Cela s’est passé au domicile de sa grand-mère. Le militaire, de passage en France, l’a coincée dans son lit, a relevé son t-shirt, a commencé à lui caresser la poitrine avant de lui infliger une pénétration digitale.

Un jour d’incapacité totale de travail a été prescrit à la victime dont les déclarations ont été jugées crédibles d’après les premiers éléments de l’enquête. La jeune femme s’était également confiée à sa grand-mère, ce qui a été confirmé par l’intéressée.

De son côté, l’officier supérieur, qui séjournait en France dans le cadre d’une formation à la sécurité routière, a été interpellé quelques jours plus tard. En garde à vue, le militaire a nié les faits.

Tentative de « justice de palabre »
Pour lui, la jeune femme était consentante. Fallait-il le libérer le temps de l’instruction ? C’est ce qu’a estimé son avocat, balayant l’argument du risque de pression sur la victime. Et de mettre en avant les contacts entre les proches de la victime et ceux du mis en cause. Une somme d’argent a apparemment été proposée en échange d’un retrait de la plainte. Une « discussion » qui n’a pas abouti à un accord.

Pour le parquet, il s’agit tout simplement d’un coup de pression justifiant un maintien en détention. Pour l’avocat, au contraire, il s’agirait de « palabre », permettant de régler les différends de manière non officielle. Mais quand il y a une plainte, cette justice de palabre serait inopérante, la négociation n’étant plus possible.

Les magistrats de la Chambre ont finalement suivi les réquisitions de la procureure générale. L’instruction se poursuit.

Le Parisien

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