SAHEL – L’AES face à son test le plus décisif
Une chronique de Jephté Tchemedie
Au lendemain des attaques au Mali, une évidence s’impose : l’Alliance des États du Sahel (AES) est appelée à jouer pleinement son rôle. Pensée pour répondre aux crises sécuritaires régionales, elle est aujourd’hui face à une situation qui justifie pleinement son existence.
Ce qui frappe aujourd’hui le Mali n’est pas un cas isolé. Hier le Burkina Faso, aujourd’hui Bamako, demain peut-être le Niger. Au Sahel, la menace est mobile, transfrontalière et persistante. C’est précisément pour répondre à cette réalité qu’a été créée l’AES : une alliance née du constat qu’aucun pays ne peut, seul, contenir durablement une menace qui ignore les frontières.
Une réponse collective face à une menace mobile
L’AES repose sur une logique claire : unir les forces, coordonner les actions et partager le renseignement. Non pas en réaction ponctuelle, mais dans une approche structurée et durable. Les attaques récentes viennent rappeler la pertinence de ce cadre :
Cadre d’action stratégique : L’alliance n’est pas une simple déclaration d’intention, mais un levier pour synchroniser les opérations militaires.
Sécurisation frontalière : L’objectif est de maintenir une pression constante sur les groupes armés capables de se déplacer d’un territoire à l’autre.
Efficacité globale : En évitant les effets de dispersion, l’AES permet de mieux anticiper les mouvements ennemis dans la profondeur du Sahel.
L’heure de l’intensification
L’enjeu aujourd’hui n’est plus de savoir si l’alliance doit agir, mais comment elle intensifie son action. La sécurité au Sahel ne peut plus être pensée à l’échelle d’un seul pays ; elle exige une réponse régionale face à une menace régionale.
Dans cette séquence, l’AES apparaît comme l’outil stratégique indispensable. Une conviction s’installe : c’est dans cette capacité à agir ensemble que se joue la stabilité future de la région. Une chose est sûre : face à une menace qui circule, la réponse, elle aussi, doit circuler.
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