31 janvier 2026
Home » Projet de construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso : Des techniciens de ROSATOM sont à Ouagadougou

Photo de famille

Une équipe de l’agence nucléaire russe ROSATOM séjourne à Ouagadougou du 5 au 9 août 2024 dans le cadre de l’ambitieux projet du Burkina de disposer d’une centrale nucléaire. Elle a été reçue par le ministre de l’Energie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba dans la matinée du mardi 6 août 2024.

Le Burkina Faso s’est lancé dans la recherche de solutions durables face à la crise énergétique à laquelle il fait face chaque année. Dans ce sens, il s’est tourné vers le nucléaire comme alternative fiable grâce à la volonté affichée du chef de l’État. Ainsi, une équipe de l’agence nucléaire russe ROSATOM, partenaire du Burkina pour la construction de sa toute première centrale nucléaire, séjourne dans la capitale burkinabè du 5 au 9 août 2024. Elle a été reçue par le ministre de l’Energie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, dans la matinée du mardi 6 août 2024 à Ouagadougou. Pour le chef du département en charge de de l’énergie, la solution nucléaire permettra de résoudre une bonne fois pour toute et dans la durée le déficit énergétique auquel notre pays fait face.

Le délégation de l’agence ROSATOM

Il a rappelé qu’en juin dernier, le Burkina Faso et le partenaire russe ont signé trois mémorandums d’entente qui entrent dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route, elle aussi signée dans le mois de mars en Russie. « Cette visite de ROSATOM entre en droite ligne de la mise en œuvre de cette feuille de route » a indiqué Yacouba Zabré Gouba avant d’informer que les techniciens de ROSATOM, durant le temps de leur séjour, vont échanger avec les collègues burkinabè sur des aspects beaucoup plus techniques permettant de mettre en œuvre tout le nécessaire dans le sens de lancer la construction de cette centrale.

Échanges entre le ministre en charge de l’énergie, Yacouba Zabré Gouba et les techniciens russes et burkinabè

Il a aussi ajouté que les échanges vont concerner non seulement le ministère en charge de l’énergie, mais aussi d’autres départements tels celui de l’environnement, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et du ministère de l’agriculture. « Au-delà de l’électricité, la solution nucléaire offre des services connexes notamment dans la médecine, l’agriculture et l’enseignement » a-t-il fait savoir. Sur le niveau d’évolution du projet, le ministre a relevé qu’il reste deux étapes avant le début effectif de la construction de la centrale. La première, c’est la signature de l’accord qui va concerner les deux pays. La seconde, c’est l’offre technique qui sera proposée par la fédération de Russie à travers l’agence ROSATOM. « Cette visite est en même temps l’occasion de discuter du lieu qui abritera la future centrale. Les échanges techniques et l’offre technique qui sera proposée par ROSATOM permettront d’aborder la question relative au coût » a laissé entendre M. Gouba. Quant à la question relative à la durée de construction de la centrale, le chef du département de l’énergie a souligné que le temps est un facteur qui dépend de la volonté des différentes parties. A l’en croire, le Burkina est fortement engagé et la partie russe l’est aussi. « Grâce à cet engagement de part et d’autre, il y a eu une avancée significative et cela permettra d’aller très rapidement vers le démarrage du projet en 2025 afin qu’il soit une réalité dans les années qui suivront » a-t-il conclu. L’ingénieur en chef de ROSATOM, Alexander Renev, interrogé sur la même question a déclaré qu’il est difficile pour l’heure de donner une durée exacte. Néanmoins, il a rassuré que les techniciens de ROSATOM mettront tout en œuvre dans l’optique d’exécuter le projet le plus rapidement possible.

Léon Yougbaré

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