19 mars 2026
Home » MEDECINE TRADITIONNELLE : Le ministère en charge de la santé autorise  désormais Adja Bonkoungou à exercer officiellement le métier de tradipraticien

Adja Bonkoungou a remercié toutes les personnes qui l’ont soutenue

La guérisseuse Adja Bonkoungou a organisé une cérémonie le 3 août 2024 à Ouagadougou pour présenter un arrêté l’autorisant à exercer officiellement le métier de tradipraticien. Une cérémonie qui a eu lieu en présence des autorités du ministère en charge de la santé, des tradipraticiens, des chefs coutumiers , des parents et amis.

Entre la médecine moderne et celle traditionnelle, il n’y a pas d’antagonisme. C’est un constat fait depuis quelques années au Burkina. Pour ce faire, il y a une saine collaboration entre ces entité. Pour ce faire, le ministère en charge de la santé a décidé de faire confiance à une tradipraticienne , en la personne de Adja Bonkoungou , qui depuis des années fait ses preuves au Burkina. Désormais, elle  peut exercer  le métier de tradipraticien en toute quiétude. En effet, le ministère en charge de la santé lui a délivré une autorisation d’exercer le métier de la médecine traditionnelle le 8 juillet 2024. Toute chose qui a réjoui la guérisseuse qui a remercié les plus hautes autorités pour cette marque de confiance. « Que  Dieu les bénisse et les élève », a-t-elle affirmé. Elle a confié qu’elle a reçu son don de guérisseuse au moment de la grossesse de son enfant Ladji. Et depuis ce jour-là, elle guérit toutes sortes de maladies avec la permission de Dieu. « Si tu viens chez moi et  tu crois en Dieu,  tu seras sauvé par la grâce de Dieu », a-t-elle fait savoir. Elle a invité les autres tradipraticiens  à avoir l’autorisation d’exercer pour être en phase avec les autorités en charge de la santé. Aussi, elle a rassuré qu’elle a une bonne collaboration avec les agents de santé et n’hésite pas à référer  ses patients dans les centres de santé pour qu’ils soient pris en charge. A l’en croire, certaines prérogatives sont du domaine de la médecine moderne. C’est pourquoi elle a invité ses collègues à éviter certains comportements qui peuvent entacher l’exercice de leur métier. Aussi, a-t-elle remercié toutes les personnes qui ont permis l’obtention de l’arrêté l’autorisant à exercer.    Emmanuel Haro, médecin-chef du district sanitaire de Boulmiougou a félicité Adja Bonkoungou pour cette  consécration pour exercer  officiellement  en tant que tradipraticienne. Il l’a encouragé dans ce qu’elle fait.  Il l’a conseillée à prendre en compte ce qui est mentionné dans l’arrêté afin de demeurer « dans la légalité et de toujours faire confiance à ce qu’elle fait ». Il a confié qu’à travers cet arrêté, le ministère en charge de la santé a reconnu son mérite dans le traitement de  certaines maladies. Pour Emmanuel Haro, il n’ y a pas d’antagonisme entre la médecine traditionnelle et celle moderne. Pour lui, «  il y a plutôt une complémentarité et nous devons travailler ensemble pour parvenir à une meilleure santé des populations ». Il a invité les autres tradipraticiens à suivre les pas de Adja Bonkoungou pour exercer  le métier en toute légalité. Le président national des tradipraticiens et ses collègues n’ont pas manqué de féliciter Adja Bonkoungou pour cette nouvelle étape dans son métier.

Par Tarik Ouédraogo

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