SELON LE PREMIER MINISTRE, «SANS LES SCIENCES, IL N’Y A PAS DE VERITABLE SOUVERAINETE. L’AVENIR DU MALI, C’EST DANS LES SCIENCES»

Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a reçu, ce jeudi 1er août 2024, une douzaine de chercheurs et scientifiques qui participent à Bamako au 14ème Symposium malien sur les Sciences appliquées (MSAS 2024). C’était en présence du secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Moussa Tangara.
La délégation conduite par le Président du MSAS, le Professeur Mamadou Lamine Doumbia, et le Professeur Diola Bagayogo, était venue remercier le Chef du Gouvernement pour avoir présidé la cérémonie d’ouverture du 14ème MSAS le dimanche 28 juillet 2024.

Diola Bagayogo a souligné la nécessité de soutenir le MSAS en lui consacrant un statut d’utilité publique qui lui permettra de le pérenniser et de le faire participer, de façon significative, aux actions de développement. Il a également évoqué le programme TOKTEN Mali qui vise à favoriser le transfert des compétences des experts nationaux expatriés en vue de les faire participer au développement dans tous les secteurs lors de leur séjour temporaire au Mali.
Quant à Mamadou Lamine Doumbia, il a souligné que le MSAS, qui se tient depuis l’an 2000, est l’une des conférences les plus régulières en Afrique. Il a informé qu’au MSAS 2024, il y a eu cinq-cents participants et cent-cinquante publications de la part de chercheurs et scientifiques venus de tous les continents. Selon lui, il s’agit d’une activité internationale qui constitue une vitrine pour le Mali.
Le financement de l’événement a été assuré grâce notamment aux contributions personnelles des organisateurs et de sociétés privées. Il est donc nécessaire que le MSAS puisse, plus encore, être accompagné par l’Etat, a-t-il déclaré. Cela facilitera l’augmentation des performances des jeunes chercheurs et de leurs publications.
Le Premier ministre, qui a été ravi de rencontrer ses prestigieux visiteurs, a estimé que «sans la science, il n’y a pas de véritable souveraineté. La science doit être au centre du développement en termes de recherches en sciences fondamentales et en sciences appliquées».
Evoquant le Centre d’intelligence artificielle (CIAR) en construction à Kati, qui ne commencera à donner des résultats que dans dix, vingt ou trente ans, il a déclaré que «toute action qu’on ne peut tenir dans la durée n’a pas d’avenir. Il faut donc travailler pour le futur. Traditionnellement, l’Africain souhaitait que ce qui vient de lui puisse être meilleur que lui. Aujourd’hui, le problème chez nous en Afrique, c’est qu’on a manipulé les mentalités. Or il y a nécessité de connaître l’histoire».
Evoquant le TOKTEN, il a déclaré qu’il y attache beaucoup de prix. «Il faut mettre l’armée et les chercheurs au centre de tout, il faut les sacraliser. La seule chose qu’il faut avoir chevillée au corps, c‘est le patriotisme, c’est-à-dire l’amour pour son pays et pour son armée dont la profession est la seule où, quand on va sur le terrain, on ne sait pas si on revient. L’intérêt supérieur de la nation doit primer sur tout».
Le MSAS 2024, auquel prennent part les chercheurs et scientifiques depuis le 28 juillet sous le thème « Science et développement socio-économique : construire un avenir durable pour l’Afrique », prendra fin le 3 août 2024.
CCRP
