Attention à nous les autorités car le « YELKAYE(il n’y a pas de problème) » est suicidaire en période révolutionnaire !

Commençons par féliciter l’ensemble des Burkinabè, des frères et sœurs à travers l’Afrique et le Monde qui adhèrent et se sacrifient pour le rayonnement de l’élan révolutionnaire dans l’espace confédéral!
Tout va vite, mais associons à tous les niveaux une communication fluide et saine car c’est la sève de toute révolution ! Renforçons toujours l’association progression, disponibilité, écoute, orientation et appropriation populaire. Écoutons bien les échos de toute personne qui est de bonne foi de par la façon d’agir! C’est difficile au vu des contraintes certes, mais ce n’est impossible de s’organiser et écouter davantage!
Ce message est à nous qui sommes mandatés sur les différents fronts de combat. Il est impératif pour nous de créer des moments d’échanges dans notre milieu d’intervention afin de permettre aux populations de s’exprimer et dresser un rapport sérieux à qui de droit ! Il n’y a pas d’élan révolutionnaire sans masses éclairées, convaincues, engagées et déterminées !
Il y a des acteurs qui portent l’élan révolutionnaire sans demander quoi que soit à qui que ce soit. Ils le font, se sacrifient parce qu’ils ont confiance que c’est la bonne voie; mais ils demandent seulement une oreille attentive afin d’être au besoin. Nous dirigeants nous ne sommes pas partout et donc nous devons nous imposer l’impératif de créer les conditions d’une oreille attentive, soit pour expliquer ou prendre note des propositions saines car nous ne sommes pas des parfaits.
Beaucoup de personnes ou de soutiens peuvent finir par baisser les bras par manque d’écoute , de réponse à une alerte, ou un comportement déviant donc contradictoire à l’élan révolutionnaire.
Je pense qu’à mon humble avis, cette image du Chef de l’Etat est un message qui au-delà de susciter admiration de par la
Simplicité, nous interpelle à l’humilité, la disponibilité et l’écoute !
Un manque d’écoute conduit à l’accumulation des frustrations et cette accumulation peut finir par devenir une bombe pour tout élan.
Nous avons tous la possibilité de détenir des contacts Watsap ouverts, ou des boîtes à réception de Messages dans les différentes institutions et lieux publics et pourquoi pas organiser par structure chaque six mois des cadres pour donner la parole aux acteurs ?
Il n’y a pas plus douloureux et brûlant lorsqu’un Burkinabé vous dit que « nous avons alerté ou interpelé en vain! ».
La somnolence ou « le YELKAYE » est mortel en période révolutionnaire!
Redoublons (y compris moi même) d’énergie et d’anticipation!
Que les populations aussi créent des cadres d’échanges sur les questions et faire des propositions écrites et les transmettre à la structure habilitée sur la préoccupation appréciée.
Que Dieu et les mânes de nos ancêtres nous accompagnent !
Bassolma BAZIE
70336441
bassolma@yahoo.fr
