Zêdess : L’éternelle jeunesse de l’engagement….

S’il est une figure qui incarne la conscience sociale et l’humour incisif de la musique ouest-africaine, c’est bien Seydoux Zedess. Depuis des décennies, l’artiste burkinabè manie le verbe et le rythme avec une précision d’orfèvre, transformant des chroniques du quotidien en véritables hymnes populaires.
»Djo le Maquisard » de 1998 à Aujourd’hui…
Initialement parue en 1998 sur l’album charnière » Où allons-nous », la chanson » Djo le Maquisard » est bien plus qu’un simple morceau de musique, c’est un miroir social. À l’époque, Zêdess y dépeignait avec une ironie mordante ces personnages habitués des maquis ou les bars les plus populaires de la capitale, oscillant entre débrouillardise, fanfaronnade et réalités économiques difficiles.
Plus de 30 ans après, Zêdess prouve que son art n’a pas pris une ride. En revisitant ce classique, il ne se contente pas de recycler le passé, il le réinvente. Une Renaissance moderne avec Francky Degam pour donner un second souffle à ce monument de son répertoire, Zêdess a fait le choix de la transmission en s’associant à la nouvelle génération.
Cette nouvelle version de » Djo le Maquisard » est une réussite totale car, le » Maquisard » reste une figure centrale de la vie urbaine. En adaptant le texte et le rythme, l’artiste montre que les réalités sociales qu’il dénonçait ou observait en 1998 résonnent toujours avec autant de force en 2026.
Zêdess signe ici un retour magistral. En sublimant son propre héritage, il confirme son statut de Monument de la musique africaine, capable de traverser les époques sans jamais perdre sa pertinence ni son audace. » Djo le Maquisard » version 2.0 est l’exemple parfait d’une œuvre patrimoniale qui continue de faire danser et réfléchir.
PS : C’est mon coup de cœur
Sindinmanegdé
Reveil-info
