Le président Cyril Ramaphosa a vivement condamné l’intervention militaire menée par les États-Unis au Venezuela, la qualifiant de violation grave de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’un État membre des Nations unies.

S’exprimant le 6 janvier 2026 à Soweto, lors de la 31ᵉ commémoration de Joe Slovo, figure historique de la lutte anti-apartheid, il a exigé la libération immédiate du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, arrêtés lors de l’opération américaine du 3 janvier.
Le chef de l’État sud-africain a dénoncé un acte d’agression « inacceptable », rappelant que le droit international et la Charte des Nations unies interdisent toute intervention militaire unilatérale. Il a insisté sur le fait que seul le Conseil de sécurité de l’ONU est habilité à se prononcer sur les questions de paix et de sécurité internationales, appelant la communauté internationale à se mobiliser pour rétablir le respect des normes juridiques et diplomatiques.
Cette prise de position, soutenue par l’ANC au pouvoir, intervient dans un contexte de vives tensions diplomatiques entre Pretoria et Washington. Elle met également en lumière des divergences internes au sein du gouvernement de coalition sud-africain sur les orientations de politique étrangère.
Alors que l’ONU et plusieurs États expriment leur inquiétude face à l’escalade en cours, l’Afrique du Sud se positionne comme l’une des voix africaines les plus fermes en faveur du respect de la souveraineté des États et du règlement pacifique des crises.
Voxafrica
