Lassine Diawara
Il est né le 23 janvier 1949 à Bobo-Dioulasso. Administrateur de société, il est titulaire d’une maîtrise en Sciences économiques, option Gestion obtenue à l’Université du Bénin au Togo.
Chef d’entreprise, il est le président de la délégation consulaire régionale des Hauts-Bassins de la Chambre de commerce et d’industrie depuis 2016.
Brève biographie
1949 – Naissance à Bobo-Dioulasso
1974-1982 – Secrétaire général de la CCIA de Haute-Volta
1984 – Nommé économiste à la CEAO
1986 – Rencontre avec Vincent Bolloré
1990 – Président du conseil d’administration (PCA) de la Macubig
1997 – PCA de BOA Burkina
2009 – 1er PCA africain de Sitarail
Son parcours aurait basculé après sa rencontre avec Vincent Bolloré. Au milieu des années 1980, alors qu’il travaille pour la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO, l’ancêtre de l’UEMOA, l’Union économique et monétaire ouest-africaine), il rencontre « son ami » Vincent Bolloré, qui lui met le pied à l’étrier.
Entré dans le Groupe Bolloré (France) en 1990, il est depuis cette date Président du Conseil d’administration de la Manufacture Burkinabé de Cigarette (MABUCIG), filiale du Groupe Bolloré et de plusieurs autres entreprises.
Aujourd’hui à la tête de l’une des plus grandes fortunes du pays, « il est au centre des affaires », reconnaît un proche.
Lassiné Diawara multiplie les casquettes. Il est incontournable ou presque. Banquier, industriel, propriétaire foncier, il multiplie les casquettes.
Il préside ainsi les conseils d’administration de :
– Bank of Africa (BOA) Burkina Faso,
– Mabucig appartenant au britannique Imperial Tobacco
– Bolloré Africa Logistics Burkina Faso
Il est aussi au tour de table de l’opérateur téléphonique national, de Tedis Pharma, la société burkinabè de distribution de produits pharmaceutiques, de la télévision BF1…
Il a été Vice-Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina et Vice-Président de la Chambre Consulaire régionale de l’UEMOA, pour le Burkina Faso de 2000 à 2014.
« Dans mes activités, je privilégie la participation au capital, explique Lassiné Diawara. Même si je suis minoritaire, j’essaie d’être l’actionnaire burkinabè de référence. »
Avec un certain succès : ses seules parts dans BOA Burkina, cotée à la Bourse régionale, sont valorisées à des millions d’euros. Le patrimoine immobilier de celui qui possède une exploitation de plusieurs ha dépasserait des milliards de F CFA.
« Je perçois des dividendes substantiels », avoue-t-il. Selon une évaluation réalisée par J.A., ses revenus annuels pourraient avoisiner plusieurs centaines de millions de F CFA, uniquement en dividendes. Ce qui lui permet de dépenser chaque année plusieurs millions de F CFA pour la communauté : dans la réalisation d’une école et d’un collège à Séguéré de Sarfalaye ou d’une maternité à Kienfangué, par exemple.
Mais son grand objectif social, c’est aider les jeunes entrepreneurs à se lancer.
« Mon passage dans une institution d’appui au secteur privé [il a été secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Haute-Volta] m’a donné l’habitude de soutenir l’émergence d’une classe d’hommes d’affaires moderne et informée », concède-t-il.
Dans la plus pure tradition, des businessmen burkinabè, qui, depuis le patriarche Oumarou Kanazoé, ont toujours pris soin de parrainer de jeunes pousses en les finançant ou en leur ouvrant des portes.
Certains le décrivent comme un homme d’affaires hors pair et humble.
Crédit photo: un grand merci à Djibril Kanazoe
Source : archive Burkina

