Le ministre Traoré entouré de ses collaborateurs a répondu aux questions des journalistes
Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias TRAORE lors d’une conférence de presse tenue le vendredi 21 novembre 2025 à Ouagadougou a annoncé que le Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU) sera opérationnel à compter du 1er février 2026.
Cette rencontre avec la presse vise à informer l’opinion publique que le RAMU est un dispositif de sécurité sociale chargé d’assurer un individu face à des risques financiers de soins en cas de maladie ou de maternité. Dans sa déclaration, le Ministre a rappelé que la santé et la sécurité sociale sont une préoccupation majeure pour le gouvernement du Burkina Faso. Cependant, l’accès aux soins de santé est confronté à des barrières financières qui empêchent une grande partie de la population à se soigner convenablement. Selon le ministre, moins de 10% de la population est couverte par les régimes de sécurité sociale et les dépenses directes des ménages en soins de santé sont évaluées à 34% pour une norme de 20% au maximum selon l’Organisation mondiale de la santé.
Pour lui, la mise en œuvre du RAMU permettra à chaque citoyen vivant au Burkina Faso de se soigner sans risque de s’appauvrir en cas de maladie ou de maternité. Il a affirmé que de la même manière, il n’exclut pas la souscription volontaire à une autre police d’assurance commerciale. Les prestations offertes par le RAMU sont les consultations, les examens cliniques et biologiques, les interventions chirurgicales, les soins relatifs au suivi de la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couches, les hospitalisations, les soins en ambulatoire, les explorations fonctionnelles, la radiologie et l’imagerie médicales.
Il y a également, la rééducation fonctionnelle et la kinésithérapie, le transport médicalisé des malades vers les établissements de santé, la consultation de médecine traditionnelle agréé. Le ministre a précisé que ces soins seront administrés dans toutes les structures de santé avec lesquelles la Caisse Nationale Assurance Maladie Universelle aura signé des conventions de partenariats. Ce partenariat est établi aussi bien avec les prestataires de soins de santé publics que ceux du privé.
Pour bénéficier de ces prestations, la population doit être immatriculée et doit avoir payé les cotisations.
Pour le paiement des cotisations, les contributions sont reparties comme suit : Pour les agents de l’Etat ainsi que les travailleurs salariés et assimilés, le taux mensuel est de 5% de la rémunération brute réparti en raison de 2,5% à la charge du travailleur ; s’agissant des travailleurs indépendants du secteur formel, la cotisation est fixée à quinze mille (15000) francs CFA par mois. Pour les travailleurs indépendants de l’économie informelle, la cotisation est fixée à 4000 FCFA par mois. Les bénéficiaires de pension ou de rente cotisent à hauteur de 2% de la pension ou de la rente.
Quant aux personnes indigentes, l’Etat paye leur cotisation à raison de 4000 FCFA par mois. Pour ce faire, ils devront disposer de carte d’indigent. Il a ajouté que le paiement de la cotisation par un assuré donne droit à l’assurance systématique sans autre contribution des membres de sa famille à charge, c’est-à-dire son épouse si elle est sans revenu, ses enfants mineurs et les enfants adoptés ou sous tutelle. L’opérationnalisation du RAMU annoncée se fera selon son principe de progressivité. A cet effet, pour le 1er février 2026, ne seront concernés que les fonctionnaires d’Etat des régions du Kadiogo et du Guiriko qui se sont immatriculés au RAMU.
Pour conclure, il a insisté pour dire que le RAMU se veut une révolution sociale visant à améliorer les conditions de vie de des populations, à préserver la dignité de tous les citoyens et à faire en sorte que les dépenses de soins de santé ne soient plus un fardeau pour les populations.
Par Alice Ouédraogo
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