2 février 2026
Home » Au palais de justice : 6 mois de prison ferme pour avoir frappé son père

Siaka (nom d’emprunt) a comparu en matière correctionnelle devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 21 octobre 2025. Il était poursuivi pour des faits de coups et blessures volontaires sur la personne de son père, Adama (nom d’emprunt).

Les faits se sont déroulés dans la journée du 2 août 2025 à Passakongo, dans la commune de Dédougou. En effet, selon la victime, son fils avait attaché ses ânes de telle sorte qu’ils pouvaient atteindre son champ de maïs. Agacé, il les aurait détachés avant de les abandonner dans le champ de niébé de Siaka. Pris de colère, ce dernier aurait alors administré un coup de daba à son père au niveau du cou. Une bagarre s’en est suivie entre les deux.

Devant les juges, le prévenu a nié catégoriquement avoir porté un coup à son géniteur, soutenant que c’est plutôt ce dernier qui l’aurait agressé en premier. Mais il a été rapidement démenti par les déclarations recueillies lors de l’enquête préliminaire et les témoignages de son petit frère et de sa belle-mère, présents à la barre. Ces témoins oculaires ont confirmé que Siaka a bel et bien donné, en premier, un coup de daba à son père.

Ils ont ajouté qu’après les avoir séparés, le prévenu a continué d’injurier son père, le menaçant de mort s’il en avait l’occasion. La victime a indiqué qu’elle avait ressenti des vertiges après le coup reçu, lequel lui a causé une incapacité de travail d’environ une semaine. À la barre, elle a publiquement demandé au tribunal d’enfermer son fils : « Si on ne l’enferme pas, soit il va me tuer, soit c’est moi qui vais le tuer », a-t-elle lancé.

Mais elle a été recadrée par le président du tribunal, qui lui a rappelé calmement : « Le tribunal n’a pas pour rôle d’enfermer des gens. Ce sont les actes des gens qui les condamnent et les enferment. Il faut éviter de tenir ce genre de propos à l’avenir. »

Dans son réquisitoire, le procureur du Faso a reconnu la complexité de cette affaire familiale où père et fils semblent à couteaux tirés. Toutefois, il a estimé qu’il n’y avait aucun doute sur la matérialité des faits reprochés au prévenu. Il a donc requis une peine de 18 mois d’emprisonnement assortie de sursis et une amende de 500 000 F CFA également assortie de sursis.

Le tribunal, plus sévère dans son appréciation, a finalement condamné Siaka à six mois de prison ferme et à une amende ferme de 150 000 F CFA.
Comparaissant en citation directe, le prévenu a été immédiatement placé sous mandat de dépôt.

Justice Infos Burkina
Source : Sidwaya

Reveil-info

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