24 mars 2026
Home » Au palais de Justice-Affaire d’escroquerie via Qnet : huit prévenus condamnés à 18 et 36 mois de prison
La Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I a rendu son verdict sur l’affaire d’escroquerie via Qnet reprochée à dix prévenus, le 22 juillet 2025. Deux d’entre eux ont été relaxés au bénéfice du doute, sept ont écopé d’une peine d’emprisonnement de 18 mois dont 6 mois ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, tandis que le « mentor », considéré comme la tête de proue du groupe, a été condamné à 36 mois de prison dont 24 mois ferme et à une amende d’un million de francs CFA.
Après les débats contradictoires du 8 juillet dernier devant la Chambre correctionnelle du TGI Ouaga I, les parties au procès dans l’affaire d’escroquerie à travers le commerce pyramidal en ligne, communément appelé Qnet ou network marketing, savent désormais à quoi s’en tenir.
La juridiction a, en effet, relaxé les prévenus Zoungrana Frank Maturin et Somé Sié au bénéfice du doute, estimant qu’elle n’avait pas noté assez d’éléments pour les maintenir dans les liens des faits d’escroquerie.
Ont cependant été reconnus coupables de ladite infraction : Zoungrana Issouf, Demé Lassina, Guinko Hakim, Dagnon Julienne, Séon Delphine, Kaboré Jérémie, Compaoré Abdoul Fatao et Ido Seydou. Les sept premiers de la liste ont, en répression, été condamnés à 18 mois d’emprisonnement dont 6 mois ferme, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA. Le dernier, Ido Seydou, a écopé de 36 mois de prison dont 24 mois ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
La Chambre a également accédé aux réclamations des dix victimes et a condamné solidairement les huit personnes reconnues coupables à des dommages et intérêts allant de 578 000 à 3,8 millions de francs CFA. Elle a, en outre, ordonné l’exécution provisoire des condamnations pécuniaires et fixé la contrainte judiciaire à 12 mois pour leur recouvrement.
« La condamnation solidaire veut dire qu’on peut demander à chacun de vous de payer les dommages et intérêts cités, quitte à ce que vous vous retourniez les uns contre les autres pour récupérer votre argent », a expliqué le président de la Chambre, avant de notifier aux prévenus qu’ils disposent de 10 jours pour faire appel s’ils ne sont pas satisfaits de la décision.
L’affaire avait été rendue publique lors d’une conférence de presse animée par le procureur du Faso près le TGI Ouaga I, aux côtés de la commissaire divisionnaire permanente chargée du Bureau central national Interpol Ouagadougou, le 11 juin dernier.
Il avait alors été fait cas de 22 ressortissants burkinabè rapatriés du Ghana, dont certains, à la lumière de l’enquête, s’adonnaient à des activités de commerce pyramidal appelé Qnet. Le procureur n’avait pas manqué de lever un coin du voile sur leur mode opératoire et sur le préjudice financier, estimé à plus de 33 millions de francs CFA.
Cette pratique consistait pour ces mis en cause à faire croire à leurs parents, amis et camarades restés au pays qu’ils avaient la possibilité de les intégrer dans des centres de formation en football européens ou dans d’autres activités rentables, moyennant des sommes d’argent.
Source : l’observateur Paalga
 Justice infos Burkina
Reveil-info

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