Naissance et réincarnation
Chez les Moose, chaque enfant naît avec une étoile, un destin.
Sa venue n’est jamais anodine. Elle est le signe d’un retour, d’un lien invisible entre les vivants et les ancêtres.
L’enfant réincarné : le Sɛg-soaba
Dans la cosmogonie moaga, tout nouveau-né est la réincarnation d’un défunt, appelé Sɛg-soaba.
Ce défunt est généralement un membre de la lignée paternelle :
– Le grand-père
– La grand-mère paternelle
-Les tantes du côté paternel
La réincarnation est patrilinéaire et ne dépasse pas 2 à 3 générations.
Comment savoir qui est réincarné ?
Certains signes à la naissance éveillent l’attention :
Cris incessants
Maladies sans cause apparente
Comportements inhabituels
Les prévoyants (devins) sont alors consultés pour identifier la personne réincarnée.
Cette révélation guide le nom, l’éducation et les rites autour de l’enfant.
Pourquoi l’identification est-elle importante ?
+ Elle permet de comprendre le caractère de l’enfant
+ D’adapter les comportements éducatifs
+ De connaître son animal protecteur (Kibli)
+ D’assurer la cohérence avec l’ancêtre revenu en lui
Cas exceptionnels
Parfois, un enfant peut incarner un vivant. Dans ce cas rare, la personne réincarnée meurt rapidement après.
Mémoire dans les prénoms
Des prénoms comme M’Pogdba, Yaaba sont des indices vivants de cette réincarnation.
Ils rappellent la tante, le grand-père, ou la grande-mère paternelle.
Chez les Moose, chaque enfant est une mémoire qui revient marcher sur la terre.
Tradition et Sagesse Médias
Mémoire vivante, savoir partagé
Photo d’illustration
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