30 janvier 2026
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FEMMEPOLITIQUE:

Simone Gbagbo retrace son parcours au CERAP

Situé dans la commune de Cocody, le Centre de Recherche et d’Action Politique (CERAP) est une université jésuite. Une fois par semaine, depuis plusieurs années, il organise « le vendredi du CERAP », un panel de débat libre où, selon le Père Hyacinthe Loua, Directeur Général du CERAP, « on débat sans se battre ».

Ce vendredi 20 mars 2025, Simone Ehivet Gbagbo était invitée à y animer le panel du jour, en compagnie de Pulchérie Gbalet, Présidente de l’Alternative Citoyenne Ivoirienne et de Mme la Maire de Logoualé. La Présidente du MGC a épluché le thème de l’engagement des femmes dans la politique ivoirienne. Partant de l’époque coloniale jusqu’à nos jours, en passant par les indépendances avec le PDCI-RDA, les luttes pour l’indépendance et le combat pour le multipartisme, elle a montré l’évolution de la femme dans la vie politique ivoirienne. « Mme Gnonsoa et moi, forgées à la culture marxiste, avons respectivement utilisé le SYNESCI et le SYNARES, pas uniquement comme des plates-formes de revendications corporatistes, mais aussi comme des plates-formes de changement social et politique », a-t-elle indiqué.

À travers trois axes, dont le rôle de la femme dans la lutte émancipatrice en Côte d’Ivoire, les années glorieuses de l’engagement de la femme ivoirienne en politique et, enfin, les aptitudes à développer pour pour un engagement politique efficace à partir de son expérience propre.

Apparaissant tardivement dans la politique, elles ont été, très tôt, présentes dans le tissu économique, s’illustrant dans le commerce de pagnes, de poisson et de viande de brousse ainsi que de légumes et de vivriers. Le poids de la tradition et le faible taux de scolarisation expliquent cela. « Il faut attendre 1949 pour voir l’engagement des femmes… C’est le cas de Mmes Anne-Marie Raggi et Séry Koré qui, le 24 décembre 1949, ont, à la tête d’environ 1500 femmes, marché sur la prison de Grand-Bassam en vue d’obtenir la libération de huit dirigeants du PDCI emprisonnés par le gouverneur Péchoux ». Mais selon Simone Gbagbo, la récolte sera maigre. De 1966 à 1976, seulement trois femmes sont députées sur 85 membres de l’Assemblée nationale. Il s’agit de Jeanne Gervais, Hortense Aka Anghui et Gladys Anoma.

La décennie 1975-1985 est une période de gloire. « On notera deux groupes de femmes sur le terrain politique : celles qui ont été promues par le pouvoir d’alors et celles qui se sont imposées par leur activisme. Dans le deuxième groupe, on peut noter Simone Leroux, Anne Allangba, Angèle Gnonsoa, et Simone Gbagbo elle-même.

La période 1985-1990 est marquée par de nombreuses turbulences. « Je saisis l’occasion pour insuffler l’idée de la création d’un autre parti politique…
EN 1982, le FPI nait dans la clandestinité à Dabou. Plus tard, ce parti prend forme au cours d’un congrès constitutif avec 20 membres présents parmi lesquels deux femmes dont moi. Deux ans plus tard, le FPI obtient le multipartisme en Côte d’Ivoire », avance la Présidente du MGC. Depuis, les femmes sont de plus en plus nombreuses à des postes stratégiques et dans les organisations de la société civile.

Pendant les échanges, une femme pas du tout informée de la décision du MGC de laisser Simone Gbagbo porter son drapeau à la Présidentielle de 2025, lui demandera si elle compte se présenter. « Je suis candidate et je voudrais vous engager à me soutenir », lui a répondu la candidate. Réponse saluée par un tonnerre d’applaudissements.
« Vous m’inspirez depuis toujours », dira une participante.

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Source: CNC-MGC

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