PREVENTION ET GESTION DES CONFLITS : La DGAT partage l’expérience du MATDS avec les autres acteurs
Le chef du service du suivi de la gestion des conflits, Assié Abou Dramane OUATTARA ; a partagé dans la matinée du jeudi 4 juillet 2024, l’expérience du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) en matière de prévention et de gestion des conflits avec les autres acteurs intervenant dans la recherche et la consolidation de la paix et du vivre-ensemble. C’était à l’occasion d’une concertation des acteurs de prévention et de gestion des conflits, à l’initiative de l’Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC), en vue d’une synergie d’action entre les acteurs.

De sa communication, on retiendra que de façon stratégique trois structures centrales portent les attributions du MATDS en matière de prévention et de gestion des conflits. Il s’agit de la Direction générale de l’administration du territoire (DGAT) qui a pour entre autres missions, l’élaboration et la promotion du référentiel, des mécanismes, des outils de prévention et de gestion des conflits, mais la production de données statistiques en lien avec les conflits. La deuxième structure porteuse des attributions du MATDS est la Direction Générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles (DGARCT) dont la contribution est de promouvoir le dialogue, la tolérance, l’inclusion sociale, l’unité nationale et le sentiment patriotique entre les organisations et les acteurs religieux et coutumiers. La Commission nationale des frontières (CNF) quant à elle, est chargée du suivi et de la gestion des litiges à caractère frontalier avec les pays voisins et de la prévention des conflits.
Ces structures dans l’opérationnel sont appuyées par les circonscriptions administratives. Les efforts conjugués de tous ces acteurs permettent au MATDS de produire le rapport annuel statistique des conflits, le guide gestion des conflits frontaliers, le guide des mécanismes traditionnels et endogènes, mécanismes sur lesquels les capacités des chefs des circonscriptions administratives ont été renforcés. Le MATDS a aussi réussi l’harmonisation des outils de collecte de données relatives aux conflits, la création de groupements locaux de coopération transfrontalière, le bornage des frontières avec le Togo et le Ghana, la délimitation de la frontière Burkina-Niger. En fin, le MATDS forme les acteurs et sensibilise constamment les populations sur la gestion intégrée des frontières, la cohésion et le vivre ensemble dans les zones frontalières.
Présentement le ministère est focus sur la production du registre, la digitalisation des outils de collecte des données, l’élaboration des cartographies de conflits y compris celle des incidents frontaliers et sur les processus de démarcation et de matérialisation des frontières.
#matds
#administration_du_territoire
