La dépigmentation volontaire est un phénomène bien ancré au Mali, portée par des normes esthétiques valorisant la peau claire. Malgré les risques sanitaires avérés, la pratique reste répandue, alimentée par un marché florissant et une forte pression sociale. Entre les témoignages de spécialistes, les réalités du commerce et les perceptions sociologiques, immersion dans un univers où la beauté s’achète à un prix fort.
L’idée selon laquelle une peau claire serait synonyme de beauté et de succès n’est pas nouvelle. Historiquement, elle a souvent été associée à un statut social élevé, notamment sous l’influence des canons de beauté occidentaux. Aujourd’hui, les réseaux sociaux et la publicité amplifient encore cette perception, rendant la dépigmentation toujours plus attrayante pour de nombreuses femmes – et de plus en plus d’hommes s’y adonnent. David Sanon, sociologue, retrace l’évolution de ce phénomène auquel s’adonne jeunes filles et femmes âgées et qui a tendance à se développer dans notre. «La dépigmentation n’a pas toujours existé en Afrique. Elle s’est installée après les années 1975 avec l’arrivée massive de produits cosmétiques dépigmentant sur les marchés. Au fil du temps, le complexe face à la peau claire s’est accentué, notamment quand les femmes ont perçu que leurs époux semblaient préférer un teint plus clair». Fais remarque M. Sanon.
www.reveil-info.net
Source : Mali Tribune
