3 février 2026
Home » Droits de l’Homme dans le monde : la nique “trompeuse”  de Trump!

Facade of United Nations headquarter, Geneva city, Switzerland

Donald Trump a signé le mardi 4 février 2025 un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de plusieurs instances de l’ONU et à passer en revue le financement par Washington de l’organisation internationale siégeant à New York.

Le décret du président américain retire notamment les États-Unis du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU , une instance dont le pays n’est pas membre, mais seulement observateur. Il vise ainsi à interdire toute future implication de Washington dans l’organisme, même si le mécanisme exact de retrait en tant qu’État observateur demeure incertain. Bien avant dès son retour à la Maison-Blanche, le 20 janvier, Donald Trump avait signé un décret exécutif visant à retirer les États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un organisme qu’il avait par le passé vivement critiqué pour sa gestion de la pandémie de Covid-19.

En posant ces deux actes hautement historiques, le président Trump confirme et met une fois de plus en valeur son slogan de toujours fétiche  “ l’Amérique d’abord”. Trump s’en fou, il signe, décide et exécute en fonction de ses humeurs.  Ce qui est curieux , celle qu’on appelle pompeusement “la communauté internationale” reste presque muette, sauf quelques regrets et condamnations du bout des lèvres face aux agissements de Trump. Qui est fou, c’est Trump, c’est la puissante Amérique! Les pays occidentaux comme la France, le Danemark et bien d’autres, considérés comme “les champions des droits humains” et toujours prompts à donner des lécons de droits de l’homme, sont sans voix face aux agissements rétrogrades de Trump. En décidant de retirer les États-Unis de plusieurs instances de l’ONU comme l’OMS et Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, Trump affaibli ces organisations et met de l’eau au moulin de ceux et celles qui ont toujours douté de la capacité de cette organisation mondiale à résoudre les problèmes. Ce qui n’est d’ailleurs pas faux, au regard de ce qui se passe à Gaza en Palestine depuis plusieurs mois et dans plusieurs parties du monde où les droits de l’homme sont violés au quotidien sans qu’ils ne puissent avoir le temps de crier. Quelles leçons de droits humains et de démocratie l’Amérique de Trump peut encore donner aux autres pays, surtout les pays en transition où la question se pose avec acuité ? Des pays en guerre comme le Burkina Faso, le Mali et bien d’autres ont plusieurs fois été vilipendés et même condamnés sous prétexte de violations de droits humains par des organisations comme Human Rights Watch, Amnistie international et bien d’autres et même par certains pays occidentaux donneurs de leçons comme la France. Mais quand Trump  décide, quand Israël bombarde des hôpitaux, des écoles, des ambulances et tue plus de 60 milles personnes à Gaza (excusez du peu!) , Human Rights Watch, Amnistie international et bien d’autres sont sourds et muets, si elles n’opinent pas simplement du chef.

En retirant les USA du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, Trump sans le dire ou sans le savoir, encourage ceux qui font de la question des droits humains leur dernier souci.  Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à son siège à Genève en Suisse. En 2013, nous avons eu la chance, sur invitation d’une organisation Suisse, d’assister à Genève, à une session de ce conseil où le Burkina Faso devait passer pour présenter la situation des droits humains, une session appelée Examen périodique unique (EPU). L’importance de ce Conseil n’est pas à démontrer pour ceux et celles qui croient toujours aux droits humains en général.

Avec ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, les pères fondateurs de l’ONU sont, sans doute, en train de se retourner dans leur tombe, tellement leur douleur est grande. La nique aux droits de l’homme par Donald Trump est bien une leçon pour tous et pour chacun. A chaque pays d’en tenir compte tout en ayant pour souci l’intérêt général. Quoi qu’il en soit, Trump n’a pas encore fini de réveiller ceux qui dorment ou ceux qui croient toujours à un idéal universel fait de démocratie et de droits humains. Tant pis pour eux !

La rédaction

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