Olushegun Adjadi Bakar, ministre béninois des Affaires étrangères
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris acte du retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Toutefois, a assuré le ministre béninois des Affaires étrangères ce lundi 16 décembre 2024, l’organisation va travailler à préserver les intérêts des peuples de toute la région ouest-africaine.Les Etats se retirent mais les relations entre les peuples demeurent. C’est la posture de la CEDEAO qui prend désormais acte du retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
Avant la création de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en 1975, a rappelé le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, l’intégration sous régionale existait et cela ne va pas changer. Et d’ailleurs, après l’annonce du caractère « irréversible » de la décision des trois pays, « le sommet s’est tenu dans un esprit constructif ». Car pour les dirigeants de la CEDEAO, il n’est pas question que les choix du moment brisent les acquis consolidés depuis de nombreuses décennies entre les peuples de la sous-région. « Les chefs d’Etat ont à cœur que ce départ n’impacte pas les peuples de ces pays », a-t-il confié aux journalistes ce lundi 16 décembre 2024 en conférence de presse. Pour le bien des populations, la CEDEAO des peuples qui existait avant 1975 va continuer à promouvoir la libre circulation des personnes et des biens et l’intégration sous régionale. « La préservation des intérêts des populations reste une priorité pour la communauté », a insisté le ministre des Affaires étrangères.
Parallèlement à cet ultimatum, fait savoir le ministre Bakari, les médiations vont se poursuivre dans le sens du maintien des trois pays dans l’organisation sous régionale. A la veille de ce sommet, dans un communiqué conjoint, les dirigeants de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont indiqué que leur retrait de la CEDEAO n’impacterait pas la libre circulation des personnes et des biens. Les ressortissants de l’espace CEDEAO sont ainsi exemptés de visa pour entrer dans l’AES.
Source : Banouto
