Avec la sortie de son roman Le sortilège et la fille du roi et Koudougou, une source de vie renouvelée, Aristide OUEDRAOGO est un journaliste, éditorialiste Burkinabè vient d’enrichir la liste de ses œuvres littéraires. Il fut Directeur de Publication de la Plume du Nord de 2000-2004.
Il fut collaborateur de l’Observateur du dimanche (L’Observateur paalga) et Rédacteur en Chef de L’Hebdomadaire San-Finna de 2008-2015. Il a aussi occupé le poste de Directeur Général de Optima FM à Ouagadougou et Tilgré FM à Koudougou de 2013-2015. Chef d’édition à la Télévision Canal3 en 2016, Aristide OUEDRAOGO est aujourd’hui secrétaire permanent de la commission africaine de la session alternative de la condition de la femme. Il est expert en communication Genre.
Auteur de plusieurs œuvres dont GENRE ET COMMUNICATION : Puiser dans les ressources du passé pour bâtir demain ; romans : CHEZ YVETTE : La délirante histoire ; recueils de poèmes : DJIBO, LE VIN DU DIABLE, FAFANGA, Le règne totalitaire des reptiles. LE SORTILEGE ET LA FILLE DU ROI est une histoire palpitante qui allie traditionalisme et modernisme. Ce roman est accompagné par un recueil de poème qui est un hommage adressé à sa mère décédée en 2003 intitulé : KOUDOUGOU, une source de vie renouvelée.
Ce roman, LE SORTILEGE ET LA FILLE DU ROI permet de comprendre le fonctionnement de la chefferie coutumière et celui de la chefferie traditionnelle en faisant ressortir les différences et similitudes entre les deux, chose que la jeune génération ne maitrise pas. Véritable enseignement, cette œuvre est un retour aux sources. Elle nous enseigne que les prénoms ne se donnaient pas au hasard et chaque prénom avait une signification.
L’importance de l’éducation du jeune garçon et de la jeune fille a été abordée dans cette œuvre. Tout avait un sens, les codes vestimentaires, les salutations, les préséances et les interdits. Aucun écart n’était toléré. La connaissance des interdits et des totems de son milieu, permet de vivre en harmonie avec les autres. Des sujets comme le rôle de la femme dans la société moaga et la justice traditionnelle ont été abordé de long en large.
L’auteur a fait un véritable travail de recherche. Il a mené des enquêtes auprès des garants de la tradition pour obtenir certaines informations. Il est vrai que nous tenons entre nos mains une fiction, mais cette version est bien fouillée. C’est le fruit de longues années de travail. Des informations ont été rassemblées et croisées avec les récits des historiens. Des confrontations ont même eu lieu avec les anciens.
Le mariage a aussi été abordé. Le « poug poussoum », est une expression en langue mooré qui désigne le mariage à l’état traditionnel, cette pratique symbolique résiste au temps et à la modernité. Cet évènement se présente comme fondamental de l’union entre deux personnes pour la famille. Vous pourrez voir les différentes étapes du mariage, ainsi que les conditions. « Rimdolbsom n’arrivait pas à trouver une compagne alors que tous ses camarades s’étaient déjà mariés. Il se décide alors à aller voir le roi pour demander la main de sa fille, peut importer qu’elle soit monstrueuse ». Mais certains événements viendront changer le cours de ses pensées.
Par Melissa DIALLO
