La source de l’information traduisait la gravité de l’information. Si elle émanait d’autres sources certains Burkinabè comme à leur habitude, allaient douter ou trouver à redire. Heureusement que dans le cas qui nous intéresse, l’information vient du chef de l’Etat en personne comme on le dit. Extrait donc des propos du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré le 4 novembre dernier dans la soirée : “Je tiens à vous informer que malheureusement, au cours de ces derniers temps, à la suite d’une dénonciation par une plainte, nous avons découvert un réseau de malfrats malheureusement, au sein du ministère de l’Action humanitaire. Ce ministère qui était censé agir au profit des plus démunis, c’est dans ce ministère que des gens se sont permis de détourner de l’argent, des milliards en 2024. Ils ont détourné plusieurs milliards. La police a fait un excellent travail d’enquête qui nous a permis de découvrir beaucoup de biens, de véhicules de luxe, un bon nombre de choses qui ont été saisies…. C’est pour dire que si nous ne mettons pas du sérieux dans le contrôle, il y aura toujours ce genre de personnes qui croient que tout est permis. Détourner des milliards, surtout au ministère de l’Action humanitaire dans ce contexte, c’est inadmissible. Il y a des agents du CONASUR qui ont été pris dans cette affaire, qui sont en prison actuellement. Des centaines de millions détournés, des vivres qui devaient aller au profit des plus démunis, au profit de ces personnes déplacées internes. Et c’est dans ce ministère que des gens ont détourné cet argent et ces vivres. Et je suis persuadé que ça existe un peu partout. Nous poursuivons l’enquête”.
A lire cet extrait du Chef de l’Etat, on devine aisément son amertume et sa déception de voir encore des burkinabè poser de tels actes au moment ou le patriotisme est chanté et dansé au quotidien. A une certaine époque de tels actes passeraient comme une lettre à la poste. On a tous connu l’époque des cantines d’argent et celle des milliards dans des “Djembè” ou celle des enfants des gourous du régime qui “jouaient” avec les millions de F CFA dans les boites de nuit. Mais aujourd’hui, les temps et le contexte ont changé, nous sommes en guerre depuis plusieurs années. C’est le président du Faso lui-même qui le dit : “ Détourner des milliards, surtout au ministère de l’Action humanitaire dans ce contexte, c’est inadmissible. Il y a des agents du CONASUR qui ont été pris dans cette affaire, qui sont en prison actuellement. Des centaines de millions détournés, des vivres qui devaient aller au profit des plus démunis, au profit de ces personnes déplacées internes. Et c’est dans ce ministère que des gens ont détourné cet argent et ces vivres”. Face à de tels détournements et dans ce contexte, on est toujours obligé de revenir à Norbert Zongo qui disait que certains Burkinabè sont capables de brûler le Burkina Faso juste pour réchauffer leur café. Il avait vu juste !
Le montant de la somme détournée et le lieu du détournement, conjugués au courage, à l’audace et à la voracité des présumés auteurs de ces détournements nous donne l’image des terroristes armés qui, dans les villages tuent et brûlent tout sur leurs passages. Il n’y a donc pas de différence entre ces terroristes courageux, audacieux, sanguinaires, drogués qui tuent et ces Burkinabè qui, tapis dans les ministères ne jurent que par l’argent, le bien matériel, le prestige, le paraitre, même s’il faut affamer, tuer d’autres Burkinabè. Vanité des vanités ! Des agents du CONASUR ! Savent-ils seulement que CONASUR signifie Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation ?! C’est tout dire ! Si des Burkinabè ont encore le courage de poser de tels actes et au ministère en charge de l’Action humanitaire, Monsieur le président du Faso, c’est que depuis plus de 2 ans, ils n’ont pas encore compris votre message, ils n’ont pas encore compris le changement que vous voulez, en un mot comme en mille, ils n’ont pas encore compris la révolution. C’est pourquoi, comme l’a dit le ministre de la Sécurité, il faut sonner la fin de la récréation. Et comme vous l’avez dit, le temps de la sensibilisation est passé. Il a même pris trop de temps. Et comme vous l’avez encore dit, le temps presse, il faut aller vite !
Quoi qu’il en soit, cette affaire prouve bien que le capitaine Traoré, chef de l’Etat et nous avec, avons du pain sur la planche : combattre les terroristes armés et combattre les terroristes financiers non armés dans l’administration publique et même privée. C’est sans doute un des messages fort que le président Ibrahim Traoré à voulu faire passer ce 4 novembre 2024.
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