31 janvier 2026
Home » COP16 Financement de la Biodiversité : “C’est le temps de l’action”, Roger BARO , ministre en charge de l’Environnement

Cali, Colombie 29 octobre 2024

Ouverte le 21 octobre dernier sous le thème « faire la paix avec la nature » la 16ème conférence des parties sur la diversité biologique, entre dans sa phase décisive ce mardi 29 octobre avec le segment de haut constitué des déclarations des chefs d’État et de gouvernement et du dialogue des ministres de l’environnement sur la mise en œuvre du cadre mondial de la biodiversité Kunming -Montréal.
En prélude à cette rencontre de haut niveau, les ministres africains ont tenu le lundi 28 octobre, une concertation afin de parler d’une seule voix. Pour le ministre Roger BARO du Burkina Faso, << C’est le temps de l’action>>.

Avec ses forêts primaires, ses tourbières qui stockent du carbone ou encore ses mangroves qui protègent les communautés côtières des aléas climatiques, l’Afrique est l’une des régions les plus riches en biodiversité au monde. Ses territoires hébergent 8 des 34 « réserves critiques de biodiversité » listées par l’ONG Conservation International.

À Cali, les négociateurs africains rappellent qu’il est fondamental de protéger ce patrimoine naturel. Pour y parvenir, l’Afrique a décidé de parler d’une seule voix. La Concertation des ministres d’Afrique a permis de les briefer sur la position de l’Afrique sur les différentes thématiques. La question du financement est essentielle pour l’Afrique et les africains demandent la mise en place d’un fond dédié à la biodiversité. Il s’avère donc nécessaire selon la position africaine, de repenser le système de financement et laisser les systèmes classiques trop lourds avec des mécanismes des plus difficiles.

Tout en partageant les préoccupations africaines et la nécessité de faire bloc, le ministre Burkinabè, chargé de l’environnement, Roger BARO pense qu’il faut passer à l’action. << Il était de bon ton que les ministres africains de l’environnement puissent se concerter pour passer en revue les points d’intérêts qui ont été préparés par les experts. Les points d’achoppement, c’est la question du financement. Comment pouvons-nous financer la question de la Biodiversité. Le Burkina Faso a déjà élaboré sa stratégie et son plan d’actions sur la question de la biodiversité. Aujourd’hui il faut des financements. A ce niveau il faut explorer les financements endogènes. Le fonds d’intervention pour l’environnement va explorer les leviers. Au niveau africain, il faut aller en force. C’est le temps de l’action. Si aujourd’hui nous sommes à la traîne, c’est un choix. 54 pays, c’est une force >> a affirmé le ministre Roger BARO qui demande une synergie d’actions entre les différentes conventions.

DCRP/ MEEA

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