3 février 2026
Home » OCTOBRE : MOIS DU CONSOMMONS LOCAL , MOIS D’HOMMAGE À THOMAS SANKARA PRÉCURSEUR DU « MADE IN BURKINA »
Réunis le 25 octobre 2019 à Ouagadougou au Burkina Faso, à l’initiative de la Commission de l’UEMOA pour la rencontre annuelle sur l’évolution des principaux dossiers relatifs à la mise en œuvre de la politique commerciale de l’Union, les ministres en charge du commerce des États de l’UEMOA adoptèrent la résolution suivante : « Décidons d’adopter le mois d’octobre, « mois du consommer local» dans l’espace UEMOA. Au cours de ce mois, les Etats sont invités à prendre les dispositions pour promouvoir la consommation des produits locaux et ceux de l’espace UEMOA ».
Cette idée portée particulièrement par le Burkina Faso qui menait déjà une politique de promotion des produits locaux avec des événements y relatifs , marque le point de départ d’une célébration du consommons local tous les mois d’octobre dans l’espace communautaire.
Notre pays incarne un leadership en Afrique depuis belle lurette sur le consommons local notamment depuis l’ère du président Thomas SANKARA. C’est pourquoi je voudrais à travers cette tribune saluer les actions en cours sur la promotion du « consommons local » dans plusieurs domaines et l’engagement des Burkinabè sur le développement endogène dont découle le « consommons local ». La dernière décision des autorités de protéger le fil de coton produit par l’usine FILSAH en est un exemple. Car il n’y a pas de Faso Dafani labellisé sans fil de coton produit localement pour servir au tissage du pagne. Les pagnes tissés avec du fil importé sont certes de la cotonnade mais pas des Faso Dan fani. Le Faso Dafani c’est une cotonnade tissé au Burkina à partir du fil de coton produit au Burkina et issu du coton cultivé au Burkina. Tout autre chose est de la contrefaçon et nuit à l’économie locale , nuit aux acteurs de la filière.
THOMAS SANKARA INCARNATION DE LA SYMBIOSE ENTRE LES PAROLES ET LES ACTES ET PRÉCURSEUR DU CONSOMMONS LOCAL
Thomas Sankara, leader révolutionnaire et président du Burkina Faso de 1983 au 15 octobre 1987 , date de son assassinat, reste pour nous un homme qui a tiré notre pays vers le haut, incarné et mis en œuvre une politique de développement endogène. Trente sept ans après il reste un repère pour se ressourcer en matière de courage, de patriotisme, d’homme d’Etat. Hommage au père de la « révolution burkinabè ».
Thomas SANKARA a mis en place une politique audacieuse de promotion du “consommons local”, dans le cadre de son approche globale pour l’autosuffisance économique et la libération du pays de la dépendance extérieure. « Consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons » restera une marque de fabrique de Thomas Sankara.
Sankara croyait fermement que la clé de l’indépendance économique de l’Afrique résidait dans la production et la consommation des ressources locales. Il encourageait le peuple burkinabè à produire ce dont il avait besoin et à consommer ce qui était produit localement. Cette politique se manifestait notamment par la promotion des produits agricoles locaux, comme le mil, le sorgho et le maïs, en opposition aux importations coûteuses de riz et de blé.
Sankara lui-même était un modèle de ce qu’il prêchait, s’habillant en coton local produit au Burkina Faso. Il a initié des campagnes massives de reforestation, d’irrigation et de développement agricole pour améliorer l’autosuffisance alimentaire du pays. Le port du « Faso Dan Fani » est devenu un symbole de cette campagne nationale pour valoriser les produits locaux et renforcer la fierté nationale.
La politique du “consommons local” faisait partie de sa vision plus large de la “révolution burkinabè”, visant à rendre le pays autonome dans plusieurs secteurs clés comme l’agriculture, l’éducation, la santé, et l’industrie textile. Ce mouvement était non seulement économique, mais aussi un acte de résistance culturelle face à la domination néocoloniale.
LES SILLONS SONT TRACÉS IL FAUT AGIR DAVANTAGE
Le Made in Burkina est une réalité dans plusieurs secteurs d’activités. Il faut continuer à y croire et à agir davantage dans le cadre d’une politique économique de développement endogène cohérente issue d’un projet de société élaboré conséquemment en amont afin d’obtenir plus ds résultats par une transformation structurelle de notre économie. J’y crois comme de nombreux Burkinabè et nous devons nous y engager davantage.
Excellent mois de consommons local!
« Osons inventer l’avenir » T.S
Vive le Made in Burkina !
Dr Harouna KABORE

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