Home » Côte d’Ivoire : on l’appelait IB ou Major

Ibrahim Coulibaly, communément appelé « IB » ou « Major », est un chef militaire et leader rebelle ivoirien né le 24 février 1964 à Bouaké et mort le 27 avril 2011 à Abidjan. Sous-officier d’ethnie koyaka, il a atteint le grade de sergent-chef au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire (FANCI) avant de devenir l’un des acteurs clés des crises militaro-politiques du
Entré dans l’armée en 1985, il est d’abord affecté à la garde de plusieurs hautes personnalités.
• Le putsch de 1999 : Il s’impose comme l’un des principaux artisans du renversement du président Henri Konan Bédié le 24 décembre 1999. Il participe alors à l’installation du général Robert Guéï au pouvoir, avant de se brouiller avec ce dernier et d’être écarté comme attaché militaire au Canada.
• La rébellion de 2002 et la rivalité avec Soro : Acteur central des tentatives de coup d’État manquées et du déclenchement de la rébellion de septembre 2002, il entre rapidement en conflit de leadership avec Guillaume Soro pour le contrôle des Forces nouvelles (FN).
• Le Commando Invisible (2011) : Lors de la crise post-électorale de 2010-2011 opposant Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara, « IB » réapparaît à Abidjan à la tête d’une milice appelée le « Commando Invisible », harcelant les forces pro-Gbagbo dans le quartier d’Abobo.
⚰️ Sa mort
Après la chute de Laurent Gbagbo, Ibrahim Coulibaly refuse de désarmer sans conditions et demande à être reçu par le président Alassane Ouattara. Le 27 avril 2011, son quartier général est attaqué par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ibrahim Coulibaly est tué au cours de ces affrontements à l’âge de 47 ans. Sa mort a emporté avec elle de nombreux secrets liés aux putschs successifs de l’histoire récente du pays.

AJ

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