Cameroun : Francis N’Gannou veut faire de l’agribusiness un nouveau combat pour la jeunesse africaine

De Batié à Douala, 120 jeunes ont été sensibilisés aux opportunités d’investissement et d’entrepreneuriat dans l’agribusiness. Une initiative portée par la Fondation Francis N’Gannou et AGRI SPORT International, qui ambitionne de rapprocher le monde du sport de celui des affaires agricoles.
Cameroun, octobre 2026. Et si les champions sportifs africains contribuaient aussi à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs dans l’agriculture ?

C’est l’ambition portée par la Fondation Francis N’Gannou et AGRI SPORT International à travers deux journées d’information et de sensibilisation organisées à Batié, le 10 octobre, puis à Douala, le 17 octobre 2026.
Au total, 120 jeunes ont pris part aux deux ateliers, dont 80 à Batié et 40 à Douala. Ils ont ainsi pu découvrir les possibilités qu’offre l’agribusiness au Cameroun et les perspectives qu’il représente pour leur avenir professionnel.

Du ring aux chaînes de valeur agricoles
Figure emblématique des sports de combat, Francis N’Gannou entend mettre son influence au service d’une cause porteuse d’avenir : promouvoir l’agriculture et l’agribusiness auprès des jeunes et des sportifs africains.
L’objectif est de dépasser l’idée selon laquelle l’agriculture se limite aux travaux de production. Le secteur englobe en réalité plusieurs chaînes de valeur : la production végétale et animale, la transformation agroalimentaire, la commercialisation, la distribution et les services associés.
Autant d’activités susceptibles de générer des revenus, de favoriser l’investissement et de contribuer à la création d’emplois. Pour les sportifs, cette démarche revêt également un enjeu particulier : préparer l’après-carrière en explorant des possibilités d’investissement et d’entrepreneuriat au-delà des terrains et des rings.
Batié et Douala : 120 jeunes sensibilisés
La première étape, organisée à Batié le 10 octobre, a réuni 80 jeunes, dont une trentaine de footballeurs du Club Sable de Batié. Les échanges ont permis d’aborder les opportunités économiques de l’agribusiness et l’importance d’anticiper son avenir professionnel.
Une semaine plus tard, le 17 octobre, la dynamique s’est poursuivie à Douala avec la participation de 40 jeunes. Cette deuxième rencontre a permis d’élargir la sensibilisation et de renforcer le message : les jeunes sportifs peuvent eux aussi devenir des entrepreneurs, des investisseurs et des acteurs du développement agricole.
Au-delà des chiffres, ces deux ateliers constituent une première étape vers une ambition plus large : faire passer les participants de la connaissance des opportunités à la concrétisation de projets entrepreneuriaux.
S4AD-AFRICA : faire du sport un levier de développement économique
Ces activités s’inscrivent dans le cadre du partenariat entre la Fondation Francis N’Gannou et AGRI SPORT International, à travers S4AD-AFRICA ( Sport for Agribusiness Development in Africa).
Cette initiative vise à utiliser la visibilité, l’influence et les réseaux du sport pour sensibiliser les jeunes, développer leurs compétences, accompagner les porteurs de projets et favoriser la mobilisation de partenaires et d’investissements en faveur de l’agribusiness.
La démarche ne consiste donc pas uniquement à encourager les jeunes à s’intéresser à l’agriculture. Elle entend contribuer à faire émerger des entrepreneurs capables de saisir les opportunités des chaînes de valeur agricoles et de participer à la création d’emplois durables.
Pour AGRI SPORT International, l’enjeu est également de faire évoluer les perceptions : l’agribusiness peut représenter un véritable secteur d’investissement et d’innovation pour les sportifs, les jeunes diplômés et les entrepreneurs.
Une ambition qui dépasse les frontières du Cameroun
Si les premières activités se déroulent au Cameroun, la problématique concerne l’ensemble du continent africain, notamment les pays où la jeunesse fait face au chômage et où de nombreux sportifs doivent préparer leur reconversion professionnelle.
Cette expérience peut ainsi nourrir une réflexion plus large sur les passerelles entre sport, entrepreneuriat et développement agricole, notamment au Burkina Faso, où la mobilisation de personnalités sportives au service de l’économie et de l’emploi des jeunes constitue également une piste à explorer. L’enjeu est de faire des sportifs non seulement des modèles d’inspiration, mais aussi des acteurs économiques capables d’investir, d’entreprendre et de contribuer au développement de leurs communautés.

De la sensibilisation à l’action
Les deux ateliers de Batié et de Douala marquent une première étape. La prochaine ambition consiste à accompagner les jeunes intéressés vers des étapes plus concrètes : structuration des idées, formation, coaching entrepreneurial et recherche de partenaires.
Avec la Fondation Francis N’Gannou et AGRI SPORT International, un nouveau combat prend forme : celui qui consiste à transformer l’influence sportive en opportunités économiques durables.
Correspondance particulière – Cameroun