YAMOUSSOUKRO/ MOROFÉ : DRAME SUR FOND DE CUPIDITÉ.

C’est à se demander où l’amour invétéré de l’argent mènera des personnes ?
Comment comprendre le fait que pour une somme de 700 FCFA, l’on puisse battre une cliente au point, où celle-ci en décède quelques instants plus tard.
C’est la terrible scène qui s’est déroulée dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 septembre 2026 à Morofé, dans la capitale politique du pays (Yamoussoukro), au centre du pays, où une rixe verbale a dégénéré en bagarre rangée entre un gérant et une cliente au sujet d’une addition non encore réglée, relative à la consommation d’une bière. La cliente en est décédée quelques instants plus tard dans un centre de santé de la ville.
Selon les témoignages recueillis, Dame Vanié Lou Sylvana orpheline de père et de mère, a dû abandonner ses études pour se consacrer à la coiffure d’abord à Cocody Riviera Palmeraie dans la ville d’Abidjan, avant de prendre ses quartiers à Yamoussoukro, pour vivre une merveilleuse aventure idyllique, qui malheureusement tourne au vinaigre, avec le refus catégorique de ses beaux-parents à l’officialisation de son union d’avec leur fils, sans en donner la moindre raison.
Après ce coup de massue sentimentale, elle choisit de s’installer définitivement à Yamoussoukro, pour se consacrer à la coiffure.
Toujours selon les témoignages recueillis, le jour des faits (dimanche 29 septembre 2026), Miss Vanié Lou Sylvana alors enceinte (selon les dires de sa sœur résidant à Abidjan), rejoint une amie qui exerce le métier de serveuse dans un débit de boissons, où cette dernière célèbre son anniversaire. Il est environ 02h GMT, et à cette heure du jour, la plupart des clients ont déjà plié bagages.
La coiffeuse commande une bière qu’elle sirote à satiété.
C’est le moment choisi par Monsieur Akré Olivier, le gérant du maquis, pour faire le point financier de la recette du jour. Il constate un déficit correspondant au prix d’une bière, soit 700 (sept cent francs) CFA, en l’occurrence, une beaufort dont est en train de s’abreuver Mademoiselle Vanié Lou Sylvana.
Interpellée, la serveuse explique que sa camarade et cliente ne s’est pas encore acquittée de sa facture. Le gérant exige un règlement instantané séance tenante. Sylvana lui indique disposer d’un billet de 10 000 (dix mille) FCFA, avant de proposer en outre, un paiement via Mobile Money. Mais le sieur Akré Olivier oppose une fin de non recevoir.
Très vite, le ton monte, la tonalité se dégrade, une rixe verbale éclate, puis une bagarre rangée, où tous les coups semblent être permis.
Le gérant continue de rouer de coups la pauvre coiffeuse qui a chuté au sol, donc sans défense, nonobstant l’intervention de certains clients noctambules, et finit par quitter dare dare les lieux, après la destruction d’un des rétroviseurs de son véhicule dans ce pugilat quasiment à sens unique.
Complètement groguie par la furia de son « adversaire », Miss Vanié Lou Sylvana marche en claudiquant et tombe hélas dans un caniveau jouxtant le maquis.
Elle en est sortie par des badauds témoins oculaires de la scène, et conduite dans une formation sanitaire de la place, pour une prise en charge médicale efficiente et efficace. Nonobstant les soins reçus, son état de santé va de mal en pire, et elle rend son dernier soupir au petit matin du dimanche 29 septembre 2026.
Aussitôt la dépouille est transférée à Abidjan pour être autopsiée le mardi 06 octobre 2026. Mais selon toute vraisemblance, cela n’a pu avoir lieu à la date indiquée, pourtant les conclusions médico-légales sont très attendues pour établir avec précision et clarté, les circonstances exactes du décès.
Vu la multiplicité des récits relatifs à cet énième fait divers, ce sera aux Forces de Défense et de Sécurité et à la Justice dont le professionnalisme n’est plus à démontrer de faire toute la lumière sur cette affaire et situer la responsabilité des uns et des autres, d’où l’enquête ouverte pour élucider tous les contours de ce drame, plus ou moins lié à la violence qui gangrène les espaces de loisirs et/ ou de plaisir nocturnes.
Le Griot des Enseignants de Côte d’Ivoire
Kouassi Iri Albin
