Home » Diffamation sur les réseaux sociaux : un haut cadre de l’administration Burkinabè dans le sac de la BCLCC

Outrage et diffamation sur Facebook : Les aveux et regrets publics de Lebinoua NIKIEMA, administrateur financier et haut au cadre au ministère de l’Économie et des Finances

Interpellé par la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) pour outrage contre les dépositaires de l’autorité publique, injures publiques et diffamation via les TIC, Lebinoua NIKIEMA, administrateur des services financiers et directeur au ministère de l’Économie et des Finances, est passé aux aveux. Revenant en détail sur une série de publications polémiques diffusées sur son compte Facebook sous le profil « Nikiéma Lebinoua », le haut fonctionnaire a reconnu le caractère inexact et infondé de ses accusations contre l’armée, les autorités et la gestion des concours publics, avant de présenter ses excuses au peuple burkinabè.
Le paysage numérique burkinabè vient d’enregistrer une nouvelle procédure judiciaire d’envergure menée par la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC). L’institution a procédé à l’interpellation de Lebinoua NIKIEMA, administrateur des services financiers exerçant en tant que directeur au sein du ministère de l’Économie et des Finances. Le mis en cause fait l’objet de poursuites pour outrage contre les dépositaires de l’autorité publique, injures publiques et diffamation via les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), à la suite d’écrits récurrents diffusés sur son compte Facebook.
Face aux enquêteurs et dans une déclaration publique, Lebinoua NIKIEMA s’est livré à une rétractation point par point de ses différentes publications. Le 6 septembre, il affirmait notamment sur le réseau social que « quand ta famille n’a aucun militaire, vous allez tous mourir dans la pauvreté » et accusait « les militaires voleurs ». Le cadre financier a admis la fausseté de ces propos, rappelant que lui-même occupe un poste de directeur civil sous la direction d’un Directeur Général et d’un ministre tous deux civils, démontrant ainsi que l’administration civile conserve toute sa place. Il a également reconnu ne détenir aucune preuve quant à d’éventuels vols attribués aux forces armées.
Le haut fonctionnaire est également revenu sur ses écrits du 2 et du 6 septembre concernant la gestion des concours directs de la fonction publique. Il y accusait les régimes successifs d’avoir sacrifié la région du Nando (ex-Centre-Ouest) et dénonçait des remplacements de listes, menaçant de « biffer leur région pendant 10 ans » s’il venait à prendre des responsabilités ministérielles. Devant la BCLCC, il a concédé qu’il s’agissait d’affirmations gratuites, erronées et d’un vocabulaire inapproprié, reconnaissant que l’ensemble des régions du pays avait bien été pris en compte.
Exprimant de profonds regrets pour l’impact négatif et la blessure causés par ses sorties virtuelles, Lebinoua NIKIEMA a présenté une demande de pardon formelle. Ses excuses s’adressent directement aux nouvelles autorités, à la vaillante armée, à la population et à l’ensemble du peuple burkinabè.
En conclusion de son intervention, l’administrateur financier a lancé un appel solennel aux usagers des réseaux sociaux pour qu’ils s’abstiennent de tout écrit diffamatoire, rappelant que de telles pratiques constituent des infractions sévèrement punies par la loi.

 

 

 


Netafrique Par Antoine W DABILGOU

 

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