Home » Axe Kaya- Dori: retour progressif du trafic routier

Grâce aux acquis de la reconquête du territoire, le transport des personnes et des marchandises reprend progressivement sur plusieurs axes routiers au départ de Kaya. Parmi eux, l’axe Kaya-Dori connaît une reprise progressive du trafic, même si les conditions de circulation restent encore encadrées. la gare de Dori, les moteurs continuent de tourner. Les véhicules se remplissent, les passagers prennent place et les transporteurs attendent leur tour. Après une longue période de perturbations, l’activité tente peu à peu de retrouver son rythme.transport routier fonctionne désormais avec une certaine régularité sur plusieurs axes reliant Kaya aux autres localités. À la gare de fortune communément appelée « gare de Dori », située à l’est de la ville, au croisement de la voie menant à la gare routière et de celle en direction de Dori, l’activité reprend progressivement.Installée à proximité de la voie depuis plus de 30 ans, cette gare accueille chaque jour de nombreux transporteurs et voyageurs. Ce matin-là, les uns s’affairent autour de leurs véhicules, tandis que d’autres attendent le départ d’un convoi pour Dori. Certains chauffeurs se préparent à prendre la direction de Pissila. Les minibus, communément appelés « Dina », sont stationnés en fonction de leurs destinations.Parmi les transporteurs rencontrés sur place figure Yacouba Ouédraogo. Habituellement affecté à l’axe Kaya-Ouagadougou, il adapte aujourd’hui son activité en fonction de l’état des routes et des possibilités qui s’offrent à lui.Pour moi, le transport, c’est une question de famille. Notre grand-père a commencé le transport, nous, ses petits-fils, nous le faisons et nos enfants le feront certainement. Avant, je partais à Ouagadougou, mais avec la saison des pluies, je pars maintenant à Pissila. Je n’ai pas d’axe fixe. Je travaille en fonction de mes intérêts. Si quelqu’un sollicite mes services pour aller à Ouahigouya, je pars », explique-t-il.Depuis six ans, Abdoul Moumouni Ouédraogo exerce dans le transport sur cet axe. Après avoir commencé comme apprenti-chauffeur, il est aujourd’hui chauffeur et continue de fréquenter régulièrement la route de Dori.J’ai commencé comme apprenti-chauffeur. Maintenant, je suis chauffeur et je suis toujours sur l’axe. Avant, je partais jusqu’à Dori, mais maintenant je me limite à Pissila. Je pars à Pissila deux fois par jour. La voie ne présente pas de problème. Souvent, le véhicule est plein et parfois, nous nous retrouvons avec une quinzaine de passagers », témoigne-t-il.Pour lui, la réouverture complète de l’axe jusqu’à Dori permettrait aux transporteurs d’améliorer leurs revenus. « Notre souhait est que la voie s’ouvre totalement et que nous puissions aller jusqu’à Dori sans convoi. Pour le moment, nos revenus servent juste à mettre du carburant et à nourrir nos familles », poursuit-il.quelques mètres de là, Roland Ouédraogo, lui aussi transporteur, est assis avec quelques collègues autour d’un café. En attendant le départ d’un convoi pour Dori, les discussions vont bon train. Les plaisanteries fusent, les transporteurs se taquinent et se lancent quelques piques.Derrière cette ambiance détendue se cachent toutefois des souvenirs moins agréables. Roland Ouédraogo se souvient notamment des périodes où l’accès à Dori était devenu particulièrement difficile.Nous empruntions déjà la route de Dori avant les convois et nous l’empruntons toujours. Au début, c’était difficile. Deux de mes véhicules sont restés sur l’axe. Mais de nos jours, nous remercions Dieu ainsi que les Forces de défense et de sécurité, parce qu’il y a beaucoup d’amélioration. Avant, on pouvait attendre plusieurs mois. Maintenant, les convois sont réguliers. Lorsque nous prenons la route, nous partons et revenons en bonne santé. Nous remercions le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », affirme-t-il.Dans l’un des « Dina » stationnés à la gare, un passager s’apprête lui aussi à prendre la direction de Pissila. Visiblement pressé de reprendre la route, il accepte de témoigner, mais préfère garder l’anonymat. « Je reviens de Nagréongo où je suis allé chercher des soins. Ce que je veux maintenant, c’est regagner Pissila », nous confie-t-il.Pour ce passager, le départ du véhicule représente surtout la possibilité de poursuivre son trajet après son passage à Nagréongo, où il est allé chercher des soins.Selon Roland Ouédraogo, la « gare de Dori » accueille régulièrement des voyageurs et des transporteurs venus de différentes localités, dans des conditions parfois difficiles. « Ici, nous recevons régulièrement des étrangers, des transporteurs et des passagers. Certains arrivent avec des problèmes de santé. Par moments, il y a même des décès et nous nous organisons pour porter assistance, avec l’aide des autorités », explique-t-il.transporteurs affirment toutefois que des promesses leur ont été faites pour l’aménagement du site et que le processus serait en bonne voie. Ils espèrent désormais voir ces engagements se concrétiser.Sur l’essentiel, les transporteurs rencontrés sont unanimes : la circulation sur l’ axe Kaya-Dori connaît une amélioration. Pour eux, cette reprise progressive du trafic fait partie des changements observés avec les avancées enregistrées dans la reconquête du territoire, qu’ils attribuent notamment aux efforts des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

 

 

Libreinfo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!