Burkina : Quand des chefs terroristes mènent la belle vie pendant que leurs hommes tombent au front comme des mouches (témoignage)
Ouagadougou, 24 août 2026 (AIB)-Le terrorisme n’est pas uniquement une cruauté exercée sur des paisibles populations. C’est également une escroquerie dans laquelle des jeunes sont envoyés pour piller afin d’alimenter le train de vie luxueux des chefs terroristes, des pervers très bien gardés dans de belles résidences au milieu de leurs nombreuses maîtresses.
Alors que des milliers de jeunes Burkinabè sont enrôlés de force ou par ruse dans les rangs terroristes et envoyés au front pour y mourir, leurs chefs, eux, mènent une vie de luxe à l’abri des combats, multipliant résidences et épouses au gré des bases qu’ils contrôlent.
C’est la révélation faite par Abou Djahil, un ex-combattant terroriste interpellé par les forces combattantes, qui évoluait précédemment dans la zone de Tougouri.
Âgé aujourd’hui de dix-neuf ans, Abou Djahil a été enrôlé de force dans les groupes armés terroristes en 2023, alors qu’il n’avait que seize ans.
C’est son propre frère aîné, Amadou, qui l’y a entraîné, usant à la fois de ruse et de contrainte.
Interpellé par les Forces combattantes alors qu’il mûrissait déjà des plans de défection, le jeune homme dit avoir vécu son arrestation comme une délivrance.

Dans son témoignage, Abou Djahil décrit un système où les chefs terroristes restent à l’abri, s’enrichissent et se prélassent pendant que leurs combattants triment au front, au péril de leur vie.
« Ce sont de véritables arnaqueurs, des profiteurs et des pervers. Tout ce qu’ils racontent pour recruter les gens est tout le contraire de ce qu’ils font », a-t-il dénoncé, précisant que les chefs terroristes ne montent jamais au front, ce qui explique aussi pourquoi ils y meurent rarement.
Selon Abou Djahil, chaque chef retranché dans les habitations des populations chassées de leurs terres dispose, dans certains cas, de deux à trois belles résidences au sein d’une même localité, avec une épouse dans chacune.
Pour les chefs qui commandent plusieurs bases, le schéma se démultiplie : autant de bases, autant de résidences et d’épouses.
« S’il commande dix bases, il a au moins dix résidences avec au moins dix femmes », a-t-il expliqué, ajoutant que ces chefs passent le plus clair de leur temps à circuler de base en base pour récupérer le butin des pillages, pendant que leurs combattants commettent de sales boulots et se font tuer pour rien.
Ces chefs terroristes remettent seulement une petite part du butin à leurs sbires et gardent presque la totalité pour en jouir avec leurs nombreuses maîtresses.
Pendant que les combattants doivent attendre leurs 72 vierges dans l’au-delà, les chefs sont déjà servis sur terre.
Le repenti relève que seuls les combattants chargés de la garde rapprochée des chefs échappent à cette précarité, bénéficiant d’un traitement légèrement plus favorable en contrepartie de leur fidélité.
Ces révélations lèvent un pan de voile sur les réalités cachées d’un milieu terroriste présenté par ses recruteurs comme une cause à défendre, mais qui s’apparente en réalité, selon Abou Djahil, à « une mafia d’un autre niveau », où les combattants de base paient de leur vie le confort de leurs chefs.
Fort heureusement, les Forces combattantes, à l’initiative des offensives, neutralisent régulièrement ces pontes et sauvent jeunes et adolescents embrigadés.
Le Chef suprême des Armées, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’a rappelé à maintes reprises : la reddition sans condition ou la mort à coup sûr.
Agence d’information du Burkina


