6 août 2026
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La famille Bassavé : une dynastie musicale aux racines Gourounsi

Quand on évoque la musique burkinabè, difficile de ne pas penser à Idak Bassavé, cette voix qui a bercé plusieurs générations. Mais derrière l’artiste se cache une histoire familiale riche, et un fait que peu de gens connaissent : la famille Bassavé plonge ses racines dans la culture gourounsi, à travers la branche paternelle sissala.

Une fratrie née de la musique

Dans les années 1980, Abdoulaye Bassavé et son épouse Marie Béré fondent un orchestre familial qui va marquer durablement la scène burkinabè : « La famille Bassavé ». Le groupe se produit sur de nombreuses scènes, au pays comme dans toute la sous-région ouest-africaine, avec des titres devenus des classiques.

Leurs enfants grandissent bercés par les instruments : guitare, piano, batterie. Kadi Bassavé, la deuxième de la fratrie, s’initie au piano dès l’âge de 13 ans, tout en poursuivant ses études secondaires. Elle deviendra plus tard Idak Bassavé.

Le sissala, langue paternelle : la marque gourounsi

C’est là que se niche la fierté gourounsi de cette famille. Idak Bassavé a elle-même confié que le sissala — sa langue paternelle — vient de son père, tandis que le mooré, langue de sa mère originaire de Koupéla, lui vient de sa mère. Le sissala est une langue parlée dans la province de la Sissili, entre Léo et Hamalé, et les Sissala figurent parmi les sous-groupes qui composent l’ensemble gourounsi, aux côtés des Kassena, Lélé, winien, Nounouma ou encore Ko.

Cet héritage n’est pas resté anecdotique dans l’œuvre de l’artiste. Sur son 8ᵉ album *Ba A Yô* (2022), dédié à la mémoire de son père et sorti symboliquement le jour de son décès, elle inclut un titre entièrement chanté en sissala, intitulé *Boura*. Le nom même de l’album, *Ba A Yô*, reprend l’un des prénoms de son père Abdoulaye.

Une transmission par la musique et la mémoire

À travers ses albums, Idak Bassavé rend régulièrement hommage à ses origines et à sa famille :
– *Ba A Yô* (2022), en hommage à son père Abdoulaye Bassavé
– *Wisewiè* (« grâce à toi » en sissala), sorti après la perte de ses deux parents et de deux de ses sœurs
– *Koupéla* (2025), en hommage à sa mère

Cette manière de chanter en sissala, de nommer ses œuvres avec des mots venus de cet héritage paternel, est une façon discrète mais puissante de porter la culture gourounsi sur les scènes nationales et internationales — souvent sans que le grand public en connaisse l’origine exacte.

Gourounsi TV est fier de mettre en lumière ces personnalités qui, par leur talent et leur parcours, participent à la valorisation de notre riche patrimoine culturel.

Vive la Culture Gourounsi

 

Source : Gourounsi TV

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