Selon des sources locales, c’est un peu après 9 h, dans la matinée de ce vendredi 31 juillet, que les assaillants, venus en nombre et lourdement armés, ont attaqué la position des FDS située à la périphérie de la ville de N’Guigmi.
L’assaut a été vigoureusement contenu par les éléments de la Garde nationale du Niger (GNN) et, face à la puissance de feu des éléments en poste, les assaillants ont été obligés de se replier.
Une poursuite a été aussitôt engagée avec le renfort des soldats des Forces armées nigériennes (FAN), qui sont venus en renfort. Dans leur contre-offensive, les FDS sont malheureusement tombées dans une embuscade à laquelle elles ont également opposé une vive résistance.
D’après les mêmes sources, quatorze (14) soldats sont tombés au front et plusieurs autres ont été blessés. Plusieurs assaillants ont été neutralisés et une opération de ratissage a été aussitôt lancée dans la zone.
À la tête d’une importante délégation composée des responsables des FDS de la zone de défense n° 5 de Diffa ainsi que des autorités administratives et coutumières, le gouverneur de la région s’est rendu sur place où il a assisté, dans l’après-midi de ce vendredi 31 juillet, à la cérémonie d’inhumation des soldats tombés les armes à la main pour la défense de la patrie.
L’occasion pour le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma de transmettre la compassion et la solidarité des plus hautes autorités du pays, à la tête desquelles le général d’armée Abdourahamane Tiani, chef suprême des Armées, aux familles des disparus, tout en apportant le soutien moral de l’État aux FDS engagées sur le théâtre des opérations. Au cours de la cérémonie, empreinte d’émotion et de recueillement, les dépouilles des soldats ont été conduites à leur dernière demeure, en présence de leurs frères d’armes, des autorités régionales, des familles éplorées et de nombreux habitants venus leur rendre un ultime hommage.
Des opérations militaires d’envergure contre Boko Haram et ses factions dissidentes
Située dans l’extrême sud-est du pays, la région de Diffa fait face depuis 2015 à une amplification des menaces sécuritaires avec la multiplication des attaques de la secte nigériane Boko Haram et de ses différentes factions dissidentes, notamment la branche ouest-africaine de l’État islamique (ISWAP), qui agissent dans la zone frontalière du lac Tchad.
Ces dernières années, en plus des bandes criminelles organisées, des mouvements politico-rebelles ont également fait leur apparition, revendiquant quelques attaques contre des positions des FDS ainsi que des infrastructures pétrolières.
Face à cette situation, les FDS ont renforcé le dispositif sécuritaire et les opérations militaires nationales (Nalewa Dolé, « la paix coûte que coûte » en langue locale kanouri), ou menées en collaboration avec les pays voisins, ont permis d’atténuer les menaces sécuritaires malgré quelques coups d’éclat menés par les groupes armés terroristes (GAT) qui endeuillent le pays.
Ikali Dan Hadiza (actuniger.com)

