Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES) au Burkina Faso
L’époque actuelle marque un tournant historique où le peuple se dresse avec courage face à son histoire, à ses responsabilités et à ses devoirs sacrés. À l’occasion du bilan de ces trois années de transition, un premier motif de reconnaissance s’adresse à Dieu ainsi qu’aux ancêtres, saluant le fait que les chefs d’État, malgré les primes et les menaces formulées par des adversaires à travers le monde, demeurent en vie, ce qui constitue une première victoire éclatante. Les sceptiques, qualifiés d’individus au cerveau peint en blanc, avaient prédit que le pays ne survivrait pas deux semaines, mais la résistance démontre aujourd’hui le contraire avec une solidité incontestable.
Dans cet élan, le Mali et le Burkina Faso ont signifié avec clarté que toute agression dirigée contre le Niger équivaut à une déclaration de guerre formelle envers l’ensemble de l’alliance. Plutôt que de compter sur des forces d’attente commanditées par certains présidents, l’espace confédéral s’appuie sur de véritables forces en nation, ancrées dans la réalité populaire. Ainsi, ce qui se déroule à Niamey résonne de la même manière à Ouagadougou et à Bobo, consacrant un espace indissociable.
Le combat pour la souveraineté ne saurait être considéré comme une simple option facultative, car refuser de défendre son identité, son nom et son âme équivaut à renoncer à sa condition humaine la plus profonde.
Les puissances extérieures agissent précisément sur ce tableau fondamental pour priver les populations de leur âme et faire en sorte qu’elles vivent sans repères existentiels. En se référant aux repères historiques et civilisationnels, tels que définis par les chartes anciennes, il apparaît évident qu’un individu se réclamant de l’Afrique doit incarner les valeurs de ses parents sous peine de se couper de sa propre terre.
Cette responsabilité engage chaque citoyen, qu’il s’agisse de ceux qui vaquent à leurs occupations dans les salons ou de ceux qui portent la tenue et l’arme sur le terrain pour faire face au sacrifice suprême au nom de la patrie. Chaque acte, chaque mot et chaque position pris au quotidien doivent impérativement intégrer la réalité de ces frères d’armes exposés au danger suprême, bannissant ainsi toute légèreté.
Face aux pressions diplomatiques, l’attitude adoptée face aux émissaires étrangers se veut d’une fermeté absolue. Lorsqu’un ambassadeur d’un pays influent se déplace pour formuler des reproches concernant le manifeste de la révolution, il lui est signifié clairement que le désaccord de sa part constitue la preuve que les aspirations profondes du peuple n’ont pas été trahies.
Il a été rappelé sans détour à ce représentant que si les orientations souveraines ne lui conviennent point, les frontières restent ouvertes et la valise demeure la solution immédiate, invitant par la même occasion les diplomates à transmettre à leurs gouvernements que ce combat est mû par des âmes et non par une animosité aveugle.
Sur le plan économique et monétaire, les discussions menées lors des sommets de l’UEMOA ont mis en lumière le refus total d’un simple changement cosmétique de nom pour la monnaie sans en modifier les fondements structurels, ce qui constituerait une trahison intolérable envers les peuples africains.
Les populations demeurent massivement unies et solidaires de cette dynamique confédérale, rejetant les manipulations superficielles.
Enfin, sur le plan
de la sécurité et de l’éducation, l’apprentissage des valeurs civiques et de l’amour du drapeau doit impérativement débuter dès la classe maternelle pour contrer l’acculturation subie par certains enfants formés à l’étranger qui finissent par adopter des prismes totalement exogènes.
Les nominations de personnalités à l’extérieur exigent une vigilance de tous les instants pour s’assurer qu’elles défendent réellement les intérêts profonds de la patrie et non des agendas extérieurs. Les acteurs politiques et les cercles dirigeants sont appelés à faire preuve d’une loyauté, d’une honnêteté et d’un patriotisme indéfectibles, en cessant toute interférence néfaste auprès des forces de défense et de sécurité afin que l’histoire retienne que les responsabilités ont été assumées dans toute leur plénitude.
Bassolma Bazié

