3 février 2026
Home » Me Hermann Yaméogo: Partages de Responsabilités dans les publications des réseaux sociaux
Le combat est engagé contre les publications haineuses, diffamatoires et déstabilisatrices des réseaux sociaux.
On ne peut que s’en féliciter car sa nécessité est comparable à celle de la lutte environnementale.
En effet les réseaux sociaux c’est vrai sont un puissant phénomène de société. Beaucoup de jeunes estiment même que la vraie existence ne peut se concevoir en dehors d’eux.
Les recherches les plus sérieuses reconnaissent cet état de choses comme l’ambivalence de leurs effets qui ont des bons comme des mauvais côtés.
Au nombre des bons on reconnait généralement une capacité d’information à l’instant t; Une démocratisation de l’éducation; la création de nouveaux emplois ; des opportunités extraordinaires de contacts.
Ce n’est pas tout, ils permettent aussi de rester en contact avec des proches, de donner à des personnes aux goûts et tendances de même nature, l’occasion de se rapprocher.
Pour en rester là, disons enfin que les réseaux sociaux promeuvent des comportements respectueux des libertés et preservateurs de la nature.
Mais il y’a aussi comme relevé les mauvais cotés. Ce sont ici les problèmes de santé mentale surtout chez les adolescents avec l’exemple de la cyberaddiction; il y’a les dérives comme le cyber harcèlement, les arnaques, les dépravations, les atteinte à la vie privée et familiale; les soucis de pertes de concentration des enfants.
Mais les plus graves des nuisances qui en appellent à un système de protection des réseaux sociaux sont liées à ces atteintes aux droits fondamentaux de l’homme ( dont ceux sociaux sont venus après coup s’ajouter avec rang égalitaire et non en substitution à ceux individuels ) , à la dénaturation des valeurs humaines; aux perversions des mœurs; à l’accentuation des putschs, insurrections et guerres civiles comme interétatiques.
Avec une communauté internationale mobilisée, on peut espérer un meilleur contrôle de la situation. Mais quand ces dérives se nourrissent du silence ou de la complicité des entreprises des réseaux sociaux, des mutations d’Etats républicains en activistes populistes désinformateurs, c’est la décomposition sociale assurée.
Mais en attendant l’harmonisation et l’extension des politiques à cet égard, il faut autant que possible à tous les niveaux privés et publics, donner des coups de pouce au temps, en dénonçant et en combattant sans relâche ces déviations.
Les options ne manquent pas . Elles vont de l’organisation de plateformes critiques de citoyens comme à Thiès au Sénégal à l’encadrement par l’Etat de ces réseaux sociaux pour jouer de plus de contrôles sur leurs influences politiques, sociales, commerciales nocives.
Toutefois l’option la plus déterminante serait la co-responsabilisation des entreprises de réseaux sociaux, des influenceurs et auteurs ( privés ou publics ) dans ces dérives.
Le combat contre ces dévoiements aggravés par le populisme, finira par trouver des antidotes et des exutoires car il y va de la sécurité et de la paix universelle.
Si la véritable révolution africaine ne peut ignorer la question de l’élargissement raisonnable des bases de la souveraineté, celles du panafricanisme non récupéré, elle ne peut non plus négliger les questions environnementales, de prévention de gestion et de règlement des conflits, de réconciliation nationale et interétatiques, de démocratie durable et comme relevé de lutte contre les dégénérescences de certains aspects des réseaux sociaux.
Il faudrait aussi intégrer le fait que de plus en plus de faits en raison de leurs impacts transnationaux, de la faiblesse et de l’inadéquation des moyens purement internes pour les combattre demandent des secours internationaux. C’est justement le cas de la lutte contre les dérives des réseaux sociaux aggravées, dans un contexte de montée en force du populisme et des exploitations périlleuses des applications technologiques relatives à l’intelligence artificielle.
Me Hermann Yamèogo.

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