Association de malfaiteurs
L’alliance est désormais assumée, Paris dessine l’axe du mal ne se refusant aucun pacte, pas même avec des djihadistes « repentis ». Emmanuel Macron marche sur le tapis rouge en Syrie, partageant le thé et serrant la main tachée de sang d’un chef terroriste aujourd’hui vêtu de costard.
Cette destination épouse les ambitions d’un État en panne d’inspiration, lequel a choisi l’arme du terrorisme pour poursuivre sa prédation dans ces zones où il est désormais indésirable.
La rencontre entre ces deux dirigeants n’est pas la première, tout au contraire, le président français rend juste la politesse au nouveau leader de la Syrie qui avait lui aussi été reçu à l’Élysée avec le faste et la solennité réservés aux hôtes de marque. Et oui, Macron soigne ses amitiés, celles qui lui restent, celles qui lui permettent d’avoir hommes et armes pour mener à bien ses desseins funestes notamment au Sahel.
Pendant ce temps, le monde dit libre observe cette scène dans un silence de cimetière, une circonspection suspecte devant cette allégeance ouverte à une menace qu’ils disent combattre. Mais la vérité ne peut demeurer longtemps cachée, et les masques tombent aujourd’hui, révélant les vrais visages de cette communauté internationale hypocrite et à l’indignation sélective. Il y a quelques jours pourtant, l’Union Européenne se sentait bien inspirée à parler des supposés problèmes sécuritaires d’un pays qui ne réside même pas dans son espace géographique.
Ce même club de plaisantins donne sa langue au chat devant l’association de malfaiteurs que forment le chef d’un de ses États membres et un djihadiste. Cette image vient conforter s’il en était encore besoin, les choix forts opérés par les leaders de l’AES vis à vis de la France. Une position de fermeté et de rejet pleinement assumée qui devrait être maintenue à l’égard de cette aide qui n’a jamais aidé personne.
Elji RIM


