LES FORCES COMBATTANTES AU FRONT
Elles tiennent la ligne, le peuple tient avec eux
Le 26 juin 2026, le Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Il savait que les jours suivants exigeraient davantage de vigilance, de cohésion nationale et d’engagement sur le terrain.
Quelques jours seulement après, des attaques simultanées ont visé des positions de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dans l’Est du pays. A l’image d’un roman, je vous décris la situation vécue, de part donc ma réflexion : la nuit était tombée sur l’Est du Burkina Faso. Une nuit silencieuse, comme si la terre elle-même retenait son souffle. Les étoiles semblaient observer, immobiles, cette vaste étendue du territoire régional où chaque arbre, chaque piste, chaque colline connaissait désormais le prix de la liberté. Puis le silence se brisa. De loin, on entend des vrombissements de motos. Ce sont des terroristes qui s’apprêtent à attaquer nos Forces combattantes. Nos héros s’organisent rapidement comme une vague décidée à emporter tout sur son passage.
Les terroristes avaient oublié une chose. Sur cette terre du Burkina Faso, veillent des hommes et des femmes qui ont fait le serment de ne jamais abandonner leur patrie.
Lorsque l’épreuve frappe ceux qui aiment leur pays, le courage devient un langage que tous comprennent. Les moments suivants ont été donc déterminants. Là où les terroristes espéraient voir naître la peur, ils ont trouvé une volonté plus solide que le granit. Là où ils imaginaient le doute, ils ont rencontré des consciences forgées par des années de sacrifices. Chaque combattant savait pourquoi il était là. Pour protéger un village. Pour protéger une école. Pour protéger une famille. Pour protéger le Burkina Faso.
Alors, les nouvelles commencèrent à parvenir à la hiérarchie militaire. Des positions à l’Est sont attaquées. Mais, les Hommes tiennent bon. Le moral est haut. Les populations n’ont pas été abandonnées. L’Armée burkinabè venait de montrer et de démontrer une fois encore que lorsque les fils et les filles du pays avancent unis, les tempêtes peuvent courber les arbres, mais elles ne déracineront jamais la forêt. Une fois encore, nos combattants se sont donc retrouvés face à des groupes armés venus semer la terreur. Mais une fois encore, ils ont tenu. Ils ont résisté. Ils ont combattu. Ils ont remporté la bataille. Plus de 400 terroristes neutralisés, beaucoup de matériels de guerre et de communication récupérés.
Cette victoire n’est pas seulement militaire. Elle est le symbole d’un peuple qui refuse de céder, d’une armée qui gagne en expérience et d’hommes et de femmes qui ont fait le choix de défendre leur terre au prix de leur vie. À vous, Forces de défense et de sécurité : militaires, gendarmes, policiers, forestiers, douaniers. À vous, Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Recevez aujourd’hui encore le salut respectueux de tout un peuple. Depuis les premiers jours de cette guerre, vous êtes sur les lignes de fronts. Vous passez des nuits sans sommeil. Vous marchez sous un soleil brûlant. Vous traversez les forêts, les plaines, les rivières et les villages pour protéger les populations. Vous acceptez les privations, les risques et parfois le sacrifice suprême afin que le Burkina Faso demeure debout. Sachez une chose. Le peuple ne vous a jamais oubliés.
Dans les villes comme dans les campagnes, dans les marchés comme dans les écoles, dans les familles comme dans les lieux de travail, lors des cérémonies officielles, dans les discours, les Burkinabè parlent chaque jour de vous. Ils suivent vos opérations. Ils célèbrent vos victoires. Ils admirent votre courage. Ils prient pour votre protection. Chaque position reprise. Chaque village sécurisé. Chaque population libérée. Chaque terroriste neutralisé. Chaque enfant qui retrouve le chemin de l’école. Chaque paysan qui revient de son champ. Chaque commerçant qui rouvre sa boutique. Tout cela porte votre signature. Vous êtes les remparts de la Nation. Vous êtes les sentinelles de notre souveraineté. Vous êtes les véritables artisans de l’espérance. Vous êtes les meilleurs ! L’histoire retiendra que lorsque le Burkina Faso traversait l’une des périodes les plus difficiles de son existence, c’est vous qui étiez aux fronts pour défendre le pays. Vous êtes les courageux. Vous êtes les téméraires. Vous êtes les dignes héritiers des grandes figures qui ont toujours refusé que le Burkina Faso s’agenouille devant la peur.
Notre reconnaissance va également à l’endroit du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, Guide suprême de la Révolution progressiste populaire, pour le cap politique qu’il a fixé, ainsi qu’à la hiérarchie militaire qui accompagne quotidiennement les troupes, qui partage leurs réalités, qui renforce leur moral et qui poursuit les efforts visant à améliorer leurs capacités opérationnelles. Dans une guerre, le courage des combattants est essentiel, mais il doit s’appuyer sur une organisation, un commandement et des moyens adaptés. C’est ce que vous faites. Les initiatives engagées pour renforcer l’efficacité des forces combattantes méritent d’être reconnues et saluées. Il faut poursuivre par le renforcement des acquis. La France n’aurait jamais gagné une telle bataille seule sans les africains. Première guerre mondiale, ce sont les africains qui l’ont sauvée. Deuxième guerre mondiale, c’est grâce aux africains qu’elle n’est pas devenue une province d’Allemagne !
Même en football, elle ne franchira jamais une étape sans les africains dans l’équipe. C’est le seul pays au monde qui n’est pas capable de se battre seule. Même face au Burkina Faso, elle fait appel à l’Union européenne pour l’aider ! Mais elle s’érige en donneur de leçon ! Vous n’êtes pas une armée de France. Vous êtes une Armée redoutable ! Notre pensée va aussi, encore et toujours à celles et à ceux qui ne reviendront plus, depuis cette guerre. À nos soldats tombés. À nos VDP tombés. À tous ces fils et à toutes ces filles du Burkina Faso qui ont offert leur vie afin que d’autres puissent continuer à vivre libres. Aucun hommage ne sera jamais à la hauteur de vos sacrifices. Votre mémoire appartient désormais à la Nation tout entière. Vous n’êtes pas des noms oubliés. Vous ne le serez jamais ! Vous êtes les pierres sur lesquelles se construit le Burkina Faso de demain.
Nous pensons également à vos épouses, qui portent avec dignité vos absences. À vos enfants, qui grandiront avec la fierté de savoir que leur père ou leur mère est tombé en servant la patrie. À vos parents, à vos frères, à vos sœurs et à toutes vos familles éprouvées, la douleur est Nationale. Le Président du Faso en fait son discours quotidien pour qu’aucun combattant tombé ne soit oublié dans l’histoire de ce pays et que les proches continuent de vivre dans la dignité. A vous qui continuez la guerre, votre courage force le respect. Le sacrifice de vos proches tombés ne sera jamais vain tant que le Burkina Faso poursuivra son combat pour la paix et la sécurité.
À vous qui êtes encore au front, nous voulons vous dire ceci : continuez. Gardez confiance. Le peuple marche avec vous. Le peuple prie pour vous. Le peuple croit en vous. Chaque jour qui passe rapproche le Burkina Faso de son objectif : gagner la guerre, restaurer durablement la sécurité sur l’ensemble du territoire national et permettre à chaque citoyen de vivre dans la paix. Et au nom de Dieu et de nos ancêtres, il en sera ainsi ! Les difficultés existent encore. Le combat n’est pas terminé. Mais la détermination d’un peuple uni demeure une force essentielle face à l’adversité.
J’adresse mes encouragements au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, même si je connais déjà son courage, à ses proches, avec qui il prend les décisions courageuses, pour la vision qu’il porte de la souveraineté nationale et du renforcement de l’État. Le temps permettra d’apprécier pleinement les résultats des choix opérés, parfois incompris par certains Burkinabè, mais l’aspiration à un Burkina Faso plus fort, plus respecté et capable de défendre ses intérêts est une ambition que partagent de nombreux citoyens.
À nos Forces de défense et de sécurité. À nos Volontaires pour la défense de la patrie. Je reviens à vous. On doit toujours parler de vous. Nous avons ce devoir sacré ! Merci encore. Merci pour votre courage. Merci pour vos sacrifices. Merci pour votre fidélité au Burkina Faso. Le peuple compte sur vous aujourd’hui. Il comptera encore sur vous demain. Il sera à vos côtés jusqu’au jour où la paix reviendra sur toute l’étendue du territoire national. Je vous lance cet appel patriotique comme un Chef militaire : «Etes-vous prêts pour la victoire finale ?» Je sais que vous avez répondu, «Affirmatif Chef.»
Jonas Hien



