Et si on revenait sur l’affaire Gomart et notre rupture diplomatique d’avec la France !
Les officines impérialistes s’agitent, et leurs porte-voix médiatiques s’emballent. Récemment, ce sont les élucubrations du député européen et ancien général français Christophe Gomart qui sont venues nourrir le bruit de fond d’une prétendue « menace groupée » contre notre patrie. Pour les analystes nourris au lait de la condescendance néocoloniale, ces déclarations présagent le pire.
Derrière la rhétorique de la peur : l’aveu d’impuissance

Quand un général de l’armée d’hier prophétise le chaos ou agite le spectre d’une intervention, il ne parle pas en position de force ; il hurle son impuissance. Les déclarations de la sémantique impériale sont les derniers soubresauts d’un système qui voit ses privilèges historiques s’effondrer. L’Afrique de l’Ouest, et le Burkina Faso en tête, a cessé d’être le jardin privé de quiconque.

Ceux qui redoutent une « attaque groupée » doivent se souvenir d’une leçon fondamentale de l’histoire : on peut attaquer une armée, on ne peut pas vaincre un peuple debout qui a commencé à goûter aux fruits de son indépendance.
La guerre qu’on nous mène n’est plus seulement celle des armes ; c’est une guerre hybride, psychologique, informationnelle, visant à faire douter le Burkinabè de ses propres capacités. Les propos de Gomart ne sont pas un plan de bataille : ce sont des munitions médiatiques pour tenter de saper notre moral. Ils ont échoué.
La rupture diplomatique, glaive de la souveraineté !

La rupture diplomatique vient alors comme un acte de salubrité publique. On ne transige pas avec ceux qui ont fait de l’ingérence une doctrine et du paternalisme une seconde nature. Comment prétendre mener une guerre totale pour la libération de notre territoire si nous laissons les clés de notre maison à des « partenaires » dont les intérêts profonds sont aux antipodes de notre émancipation ? Il fallait assainir davantage l’espace national, tarir les sources internes de la déstabilisation, et réaffirmer qu’au Burkina Faso, le seul maître à bord est le peuple souverain.
Le bouclier endogène de l’AES

Au-delà de nos alliances stratégiques qui nous garantissent l’accès aux équipements nécessaires, la sécurité du Burkina Faso ne dépend plus du bon vouloir des chancelleries occidentales, ni de traités de défense asymétriques signés dans les salons feutrés de l’Europe.
Notre sécurité repose désormais sur nos propres forces, sur le génie créateur de notre peuple, et sur la solidarité de combat scellée au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Avec nos frères du Mali et du Niger, nous avons compris que la fragmentation était l’arme de l’oppresseur. En unifiant nos destins et nos forces, l’AES oppose un mur de granit à toutes les velléités de déstabilisation, qu’elles viennent de l’extérieur ou de leurs valets locaux.
À ceux qui hésitent encore, à ceux qui tremblent au moindre éditorial occidental, opposons la certitude des peuples qui ont décidé de briser leurs chaînes. Le Burkina Faso n’attend pas la permission de vivre libre. Il la prend.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Par Alexandre Legrand Zango

