J’ai eu le plaisir de prendre part au IV International Youth Nuclear Forum “Obninsk NEW”, organisé en Fédération de Russie, qui a réuni environ 1 000 participants, dont plus de 600 jeunes venus de plusieurs pays.
À cette occasion, j’ai participé à un panel de haut niveau consacré à l’avenir de l’énergie nucléaire, à la coopération internationale, à la formation des compétences et au rôle des partenariats dans le développement du nucléaire civil.

En marge du forum, j’ai également eu des échanges enrichissants avec des autorités russes, ainsi qu’avec des responsables du Kazakhstan, d’Ouzbékistan et d’autres pays partenaires. Ces rencontres ont permis d’aborder les perspectives de coopération avec l’Afrique, notamment en matière de formation, de transfert de connaissances et de développement des capacités scientifiques et technologiques.
En tant que Burkinabè, Président du Rwanda Atomic Energy Board et Conseiller spécial du Président Paul Kagame, attaché au développement du continent africain, j’ai rappelé la nécessité d’associer pleinement l’Afrique à la renaissance nucléaire mondiale.
Le nucléaire civil ne concerne pas seulement l’énergie. Il peut aussi contribuer à la médecine, à l’agriculture, à la recherche, à l’industrie et à la formation de compétences de haut niveau.
J’ai également souligné l’importance d’un appui structuré des grands acteurs du nucléaire aux pays africains. Des structures verticalement intégrées comme Rosatom peuvent jouer un rôle important dans le développement du capital humain dont l’Afrique a besoin, dans le cadre d’une compétition qui doit rester ouverte et bénéfique aux pays africains.
Il est essentiel de permettre aux pays africains de comparer les offres, de faire les meilleurs choix, tout en développant et en préservant leur souveraineté technologique. Pour le Rwanda, comme pour le Burkina Faso et la plupart des pays africains qui s’intéressent au développement d’un programme nucléaire, l’enjeu est clair : former les talents, renforcer les institutions et bâtir des partenariats équilibrés au service du développement scientifique et technologique du continent.
Il est également important de tirer parti de l’expérience de pays africains déjà engagés dans ce domaine, comme l’Afrique du Sud, le Ghana dans une certaine mesure, et plus récemment l’Égypte.
ObninskNEW
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