REPRISE PROBABLE DES VOLS D’AIR FRANCE DANS L’AES: UNE ERREUR À ÉVITER ABSOLUMENT.

Voici déjà deux ans que la France a décidé unilatéralement de rompre la desserte des trois capitales de l’Alliance des États du Sahel par sa compagnie Air France, foulant ainsi au pied la souveraineté de ces états peints en rouge auxquels elle déconseille à ses ressortissants, pour cause d’insécurité selon elle.
Une décision actée par les trois états qui refusent de se laisser piétiner comme ce fut le cas depuis les indépendances et même bien avant.Un parcours de combattant qui commence donc quelques mois après cette décision volontaire et unilatérale pour la Directrice Générale d’Air France Madame Anne REGAILI qui négocie aujourd’hui pour le retour de sa compagne à Bamako, Ouagadougou et Niamey.
Un marché aésien que la Directrice Générale Madame REGAILI qualifie de stratégique pour sa compagnie et pour la France au regard des enjeux, et qui s’évertue pour une reprise sans délai des vols vers ces pays.
Mais Madame la Directrice Générale d’Air France semble ignorer une chose: que l’époque du complexe d’infériorité de l’africain vis-à-vis de l’occidental et du français est révolu et se conjugue désormais au passé.
Les trois pays souverains de l’AES ne semblent donc pas prêts à céder à la demande de la France qui s’assimile à des injonctions, à des intimidations et du néocolonialisme, qui s’illustre par son arrogance vis-à-vis des pays africains.
En tout état de cause, les pays de l’AES ne doivent nullement céder au chantage, d’autant plus que l’heure est à la diversification du partenariat même dans le domaine du transport aérien. Et ce ne sont pas les compagnies aériennes comme Turkish, Royal Air Maroc et Ethipian Air Lines entre autres qui diront le contraire.
Mieux, la suspension des vols de la compagnie Air France contribuera beaucoup à réduire la mobilité des personnes peu désirables dans notre espace qui pourront être des sources d’instabilité pour nos pays.
Quand une compagnie se croit indispensable dans un espace, hors pourtant non, ça donne les déboires qu’Air France vit aujourd’hui dans l’espace AES.
La France doit retenir que les pays africains sont autant souverains que les pays occidentaux et de ceux du reste du monde.
Par Sidi mahamadou Cissé
Reveil-info
