10 juin 2026
Home » Sénégal : le député Guy Marius Sagna interpelle l’Etat avec plusieurs préoccupations. L’impérialisme a pris des coups

Chers compatriotes, nous avons interpellé l’État du Sénégal sur plusieurs questions dont :

-L’État du Sénégal volé à travers le business des heures supplémentaires,

– Deux coordonateurs du programme national de développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS) payés par l’État du Sénégal ?

-La France acceptera-t-elle que les champions français soient utilisés par le Sénégal pour parler d’un sommet pour le départ de l’armée française en Afrique, pour la sortie du franc CFA néocolonial, pour un sommet sur la wolofonie, la puularfonie, la sérérefonie ?

-Les partenaires de la CEDEAO et des pays membres de la CEDEAO n’étaient-ils pas informés de la préparation des attaques contre le Mali ?

1- Est-il vrai que le Sénégal se paye le luxe de payer deux personnes pour un seul et même poste ? Monsieur le ministre est-il vrai que vous permettez que deux coordonnateurs du PNDAS soient payés alors qu’il y en a qu’un qui est reconnu ?

Après avoir interpellé le gouvernement le 30 avril 2026 à travers une question écrite, nous avons à nouveau interpellé le gouvernement le 12 mai 2026 à travers une autre question écrite sur le programme national de développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS) et de ses deux coordonateurs.

Monsieur le ministre, le 24 février 2026 vous avez signé l’attestation de prise de service (prise de service effectuée le 02 janvier 2026) du coordonateur recruté après un appel à candidatures. Que fait encore là l’ancien coordonateur qui d’ailleurs été candidat à l’appel à candidature ?

Monsieur le ministre est-il vrai que par décret a été nommé un coordonateur des Agropoles sans passer par un appel à candidature conformément aux accords de financement avec la BAD et la BID ? Monsieur le ministre qu’attend le gouvernement pour annuler la première nomination qui n’est pas passée par un appel à candidature ou le gouvernement veut-il les maintenir tous les deux (quelle en serait la justification si oui ?) ?

2- L’Etat du Sénégal est volé et les vacataires de l’enseignement supérieur lésés par le business des heures supplémentaires dans les universités publiques qui pose un vrai problème de mauvaise gouvernance pédagogique. C’est ce que nous avons dit au gouvernement à travers une question écrite.

Certains enseignants permanents du supérieur ne font pas leur travail pour lequel ils sont payés et le confient sous forme d’heures supplémentaires à des vacataires alors qu’ils sont payés par l’État du Sénégal pour faire des cours magistraux, des travaux dirigés (TD) et des travaux pratiques délèguent une partie de leur travail à certains vacataires. Résultats des courses : L’État du Sénégal paie deux fois une même chose. L’État paie une première fois des enseignants permanents qui ne font pas une partie de leur travail d’une part. Et l’État paie une deuxième fois des vacataires qui font la partie non faite de leur travail par les enseignants permanents d’autre part.

C’est là un réel problème de bonne gouvernance pédagogique qu’il faut régler.

Cela explique partiellement le montant elevé du et/ou payé aux braves vacataires. Mais aussi explique une partie des lenteurs à payer les vacataires.

3- ‎Madame le ministre, les sportifs sénégalais (lutteurs, footballeurs…) doivent être sensibilisés sur le softpower de l’impérialisme français. Nos Fédérations sportives et nos champions ne devraient pas être utilisés comme des chevaux de Troie de l’impérialisme français au Sénégal.

‎Jamais l’impérialisme français n’acceptera que les champions français soient utilisés par le Sénégal pour parler d’un sommet pour le départ de l’armée française en Afrique, pour la sortie du franc CFA néocolonial, pour un sommet sur la wolofonie, la puularfonie, la sererfonie… Jamais ! Alors pourquoi devrions nous accepter que nos champions et nos Fédérations sportives soient des joujous au service de l’impérialisme français ou d’un autre impérialisme ?

‎Madame le ministre, nous profitons aussi de cette occasion pour vous demander d’interdire aux sportifs sénégalais membres de nos Fédérations d’arborer des drapeaux autres que ceux du Sénégal. Il nous a été donné de constater que certains sportifs entraient par exemple dans l’arène en arborant fièrement des drapeaux autre que celui du Sénégal et pire des drapeaux de pays impérialistes.

‎Madame le ministre, l’expérience souverainiste sénégalaise doit renforcer auprès de nos concitoyens la fierté d’être africain et non d’embrasser des rêves d’ailleurs qui ne révèlent en réalité qu’une seule chose chez ceux qui les font : ils sont endormis c’est pourquoi ils croient à ces rêves. Madame le ministre, justement, notre rôle est aussi de les réveiller des Fédérations aux Associations sportives et culturelles. Les réveiller pour qu’ils comprennent que le seul drapeau qu’ils doivent arborer fièrement est celui de l’Afrique et de sa diaspora. En attendant qu’elle soit unie autour d’un gouvernement fédéral, le seul drapeau qu’ils doivent arborer fièrement est celui du territoire africain du Sénégal.

4- Objet : Qu’est-ce que le Sénégal et la CEDEAO ont fait et/ou ont proposé au Mali et à l’AES face aux agressions néocoloniales dont-ils victimes ?

Monsieur le ministre, le Mali a été récemment victimes de sept attaques terroristes simultanées et coordonnées de proxy néocoloniaux.

Monsieur le ministre, il y a plusieurs semaines le président du Niger avait alerté sur ce qui se préparait contre le Mali.

Monsieur le ministre les services de renseignement du Sénégal et les services de renseignement des douze pays de la CEDEAO étaient-ils informés à l’avance de ces attaques terroristes ? Les partenaires de la CEDEAO et des pays membres de la CEDEAO n’étaient-ils pas informés de la préparation de ces attaques contre le Mali ?

Monsieur le ministre en plus de ces sept attaques terroristes néocoloniales simultanées et coordonnées le Mali est régulièrement victimes de blocus énergétiques dont le but clair est de l’asphyxier économiquement et socialement. Que font et/ou proposent le Sénégal et la CEDEAO au Mali et/ou à l’AES face à cette situation ?

Monsieur le ministre, la France et l’Ukraine au moins sont accusés d’armer, de financer et de donner des renseignements aux proxy néocoloniaux. Qu’en pensent le gouvernement du Sénégal et la CEDEAO ?

Monsieur le ministre, des pays de la CEDEAO sont accusés d’être des bases arrières de terroristes qui attaquent les pays de l’AES. Est-ce le cas ?

Monsieur le ministre, savez-vous que l’objectif des attaques dont le Mali est victime a pour but sinon de dépecer le Mali du moins de l’obliger à accepter son asservissement par l’impérialisme notament français et de l’obliger à revenir à la CEDEAO ?

Monsieur le ministre, pour « prouver » que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont eu tort de quitter la CEDEAO, la CEDEAO serait-elle prête à laisser faire ce qui se passe au Mali ? La CEDEAO pense-t-elle que c’est à son avantage si le Mali, le Burkina Faso et le Niger perdaient la lutte contre les proxy néocoloniaux ?

5- Objet : insuffisances de salle de classe au lycée de Nyassia (département de Ziguinchor)

Monsieur le ministre, le lycée de Nyassia a deux abris provisoires et un troisième abri provisoire y sera construit pour l’année scolaire prochaine car les salles de classe sont insuffisantes.

Monsieur le ministre, le lycée de Nyassia peut-il être sur la liste de votre département pour les prochaines constructions scolaires ?

Vos critiques et vos suggestions sont les bienvenues. Aidez-nous à vous servir en nous écrivant au guymarius.sagna@assemblee.sn

GMS

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