14 mai 2026
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Zone aéroportuaire de Bamako : Des dizaines de maisons démolies

Des dizaines de maisons ont été démolies le samedi 9 mai 2026 dans la zone dite « zone aéroportuaire », …

Des dizaines de maisons ont été démolies le samedi 9 mai 2026 dans la zone dite « zone aéroportuaire », », aux alentours de la mosquée de Soufi Bilaly. Une opération menée au nom de la sécurisation de l’aéroport, mais qui relance une question sensible : pourquoi les autorités laissent-elles pendant des années des populations construire et investir avant d’intervenir brutalement avec des bulldozers ?

Le samedi 9 mai 2026, le bruit des bulldozers a une nouvelle fois résonné dans la zone aéroportuaire de Bamako. Plusieurs habitations ont été rasées lors d’une vaste opération de démolition menée par les autorités dans ce secteur considéré comme relevant du périmètre de sécurité de l’aéroport. Parmi les constructions touchées figure également la mosquée associée à Soufi Bilaly, devenue au fil des années un point de repère dans cette partie de la capitale.

Derrière les gravats et les murs effondrés, ce sont surtout des familles entières qui se retrouvent désormais sans abri. Femmes, enfants et personnes âgées ont assisté, impuissants, à la destruction de maisons parfois construites après des années d’économies et de sacrifices.

Officiellement, les autorités justifient cette opération par des impératifs de sécurité liés à la protection de la zone aéroportuaire. Un argument régulièrement avancé pour expliquer les déguerpissements opérés autour des infrastructures stratégiques. Mais sur le terrain, beaucoup dénoncent surtout une gestion tardive, incohérente et profondément injuste de l’occupation des espaces urbains.

Car une question revient avec insistance : comment des milliers de constructions ont-elles pu sortir de terre dans une zone supposée hautement sensible sans réaction immédiate des services compétents ?

Pendant des années, des familles se sont installées, ont bâti des maisons, développé des commerces et investi dans des constructions parfois imposantes sans être inquiétées. Les autorités administratives, municipales et sécuritaires chargées de surveiller et protéger cette zone semblaient alors absentes ou silencieuses.

Selon plusieurs habitants, la majorité des nouvelles installations sont apparues après la première vague de démolition intervenue sous la Transition. A cette époque, hormis la mosquée de Soufi Bilaly, la zone comptait encore peu d’habitations. Mais progressivement, des centaines puis des milliers de constructions ont émergé sans qu’aucune mesure dissuasive efficace ne soit réellement appliquée.

Reveil-info

Source : Bamako

 

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