31 janvier 2026
Home » MALI: LE PREMIER MINISTRE RECOIT UNE DELEGATION DE CANDIDATS AU CONCOURS D’AGREGATION DU CAMES
«LA RECHERCHE, L’ENSEIGNEMENT, L’ARMEE, CE SONT DES SACERDOCES. SI LES RESSOURCES NATURELLES SONT NECESSAIRES AU DEVELOPPEMENT, LES CERVEAUX LE SONT TOUT AUSSI»,  CHOGUEL KOKALLA MAIGA
Dans la perspective du concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) dont les Maliens participent à tous les programmes, une délégation d’enseignants candidats conduite par le Professeur Ouatini Diallo, recteur de l’Université des Sciences, Techniques et Technologies de Bamako (USTTB), a été reçue par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. C’était le lundi 5 août 2024.
Il s’agissait d’édifier le Chef du Gouvernement sur les conditions de participation de cinquante-un (51) Maliens au 22ème concours d’agrégation qui se déroulera du 4 au 15 novembre 2024 en Guinée. Une première en ce qui concerne le nombre de plus en plus élevé de participants maliens.
Selon le porte-parole, le Professeur Birama Afo Ly, les membres de la délégation étaient porteurs de trois messages de la part de leurs collègues.
Primo, il s’agissait de remercier les autorités, les organisateurs des préparatifs du concours et les maîtres qui encadrent les candidats au sein de l’USSTTB. Secundo, il était question de montrer l’augmentation du nombre des candidats maliens et de leur succès au concours. Tertio, il s’agissait de souligner ce que représente, en termes d’enjeux pour le Mali, la participation des Maliens «tenus de ramener un bon score» à l’issue du concours.
Birama Afo Ly a noté les nombreux défis d’ordre logistique et financier qui se posent aux organisateurs des préparatifs et aux participants en termes de déplacement, de voyages, de subsistance, d’achat de livres et de matériels tels que les rétroprojecteurs vidéo. C’est dans ce sens qu’il a sollicité, au nom de ses collègues, l’accompagnement du Gouvernement «pour réussir, l’échec n’étant pas permis».
En réponse, le Premier ministre a déclaré avoir de l’admiration pour trois types de personnes. En premier lieu, la femme qui représente non seulement la grand-mère contant des histoires à ses petits-enfants pour les éduquer ; mais aussi la mère qui porte son enfant pendant neuf mois de grossesse, qui peut mourir en accouchant et qui continue de l’entretenir, en cas de survie, jusqu’à la majorité ; et l’épouse qui est tout pour l’homme car, «derrière chaque grand homme, il y a une femme qui vous remonte le moral, qui vous guérit. Dans une société, si la femme est épanouie, tout le monde est épanoui».
En deuxième lieu, l’admiration du Chef du Gouvernement va à l’endroit des chercheurs, des scientifiques, des savants. «J’ai une conscience très claire du rôle qu’ils doivent jouer. Ce sont eux qui créent les armes, les technologies et nourrissent les populations à partir des résultats de leurs recherches en matière d’agriculture par exemple. La recherche, l’enseignement, l’armée, ce sont des sacerdoces. Si les ressources naturelles sont nécessaires au développement, les cerveaux le sont tout aussi». Selon lui, tant que ceux-ci ne sont pas soutenus par les politiques qui doivent avoir une vision historique, dialectique, politique, il n’y a pas d’avancée et ils finiront par émigrer pour grossir le phénomène de la fuite des cerveaux.
Evoquant les événements de Tinzawatène, il a estimé que «c’est une question de vie ou de mort. Pour avoir un Etat souverain, celui qui oppose la force à l’Etat, l’Etat doit lui opposer la force».
Le Premier ministre a souhaité bonne chance aux candidats maliens avant d’inviter ses visiteurs à inscrire, de toute urgence, leurs doléances dans un mémorandum pour qu’elles puissent être analysées par le département de tutelle.
CCRP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!