Le 25 avril 2026 restera gravé dans les annales de l’histoire malienne comme le jour où une coalition hybride, mêlant terrorisme nihiliste et ingénierie de renseignement étrangère, a tenté de briser l’élan de souveraineté du Mali. L’attaque coordonnée contre Bamako, Kati, Gao et Kidal n’était pas qu’une simple incursion de groupes armés ; c’était une opération de déstabilisation de haute intensité, une tentative de « scénario syrien » visant le cœur même de l’État.
Le bilan est lourd, tragique. La nation pleure ses fils, ses militaires, et des civils innocents. Parmi eux, le Ministre de la Défense Sadio Camara, son épouse et leurs enfants, victimes d’une barbarie qui porte les stigmates d’une planification étrangère. Derrière les fusils du JNIM et du FLA, se profile l’ombre de réseaux bien plus sophistiqués.
I- LA COMPLICITÉ OCCIDENTALE : LE MALI, NOUVEAU THÉÂTRE DE LA GUERRE PAR PROCURATION
L’efficacité tactique et la précision chirurgicale de ces attaques ne laissent place à aucun doute : les terroristes ne sont plus seulement des combattants du désert, mais les supplétifs d’intérêts impérialistes. La présence confirmée d’instructeurs et de renseignements ukrainiens (GUR), agissant comme des mercenaires pour le compte de l’Occident — et particulièrement sous l’influence française — marque une escalade sans précédent.
L’utilisation de MANPADS de type « Stinger » et « Mistral », ainsi que le déploiement massif de drones d’attaque, prouve que ces groupes bénéficient de chaînes logistiques d’États souverains. En formant des terroristes à l’usage de technologies de pointe, Kiev et ses parrains occidentaux ont franchi le Rubicon : ils pratiquent désormais un terrorisme d’État par procuration sur le sol africain, pour punir le Mali de ses choix stratégiques et de son partenariat avec la Russie.
II- LE JEU TROUBLE DU VOISINAGE : ALGÉRIE ET MAURITANIE SUR LE BANC DES ACCUSÉS
La géostratégie nous enseigne qu’une opération de cette ampleur, impliquant 10 000 à 12 000 hommes, ne peut se préparer en vase clos. L’analyse des mouvements et des moyens utilisés pointe vers une réalité amère : le Mali a été frappé dans le dos par ses voisins.
1- L’Algérie, forte de son influence historique dans le Sahel, semble avoir de nouveau servi de base arrière tactique. Il est militairement impossible de coordonner une offensive sur 2 000 km de ligne de front sans des zones de repli et de préparation sécurisées de l’autre côté de la frontière. Le silence ou la complaisance d’Alger pose la question de sa volonté réelle de stabilité régionale.
2- La Mauritanie, quant à elle, se retrouve au cœur d’un scandale de fourniture de matériel. Comment expliquer que les drones utilisés par les terroristes pour frapper la résidence du ministre de la Défense aient pu être acquis et acheminés via des circuits mauritaniens ?
La coordination d’une telle attaque nécessite des mois de préparation logistique. Que ces pays n’aient rien vu, ou pire, qu’ils aient laissé faire, place ces nations devant leurs responsabilités face à l’histoire et à la solidarité africaine.
III- L’IMPÉRATIF DE LA PURGE : L’ENNEMI INTÉRIEUR
Le succès relatif de l’infiltration terroriste, certains assaillants ayant utilisé des uniformes des FAMa pour s’approcher du Palais présidentiel et des résidences officielles, soulève une question brûlante : celle de la trahison endogène.
Il est inconcevable qu’une machine de guerre de cette taille ait pu être huilée sans complicités actives au sein des structures de sécurité maliennes. Pour que les services d’intelligence n’aient pas « vu venir » une offensive de cette envergure, il faut soit une incompétence systémique, soit, plus probablement, une infiltration de haut niveau. Le Mali doit impérativement purger son armée et ses services de renseignement des éléments corrompus par les puissances étrangères. La souveraineté ne se partage pas, et la loyauté ne doit souffrir d’aucune zone d’ombre.
CONCLUSION : LA RÉSILIENCE D’UN PEUPLE ET LA SOLIDITÉ DES ALLIANCES
Si le scénario de « changement de régime » a échoué, c’est grâce à la bravoure des FAMa, au soutien indéfectible de la population malienne et à l’efficacité du Corps africain des forces russes. La défense coordonnée de Bamako et des centres régionaux prouve que le Mali n’est plus une proie facile.
Cependant, la leçon est claire : la guerre qui est faite au Mali est globale. Elle est diplomatique, médiatique, et désormais technologique. Face à la coalition du cynisme occidental et de la traîtrise régionale, le Mali doit renforcer son appareil sécuritaire et exiger des comptes. Le sang de Sadio Camara et de tous les martyrs de cette agression appelle non seulement à la justice, mais à une vigilance révolutionnaire absolue.
Le Mali restera debout, mais il ne doit plus oublier qui étaient ses voisins et qui étaient ses ennemis lors de sa nuit la plus longue.
Par Charly KENGNE
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