À Ouagadougou, Zagtouli est devenu, depuis ce 20 avril 2026, le bastion d’une lutte vitale pour la santé des femmes. Sous l’impulsion de l’association Wend La Lafi, une vaste opération de dépistage gratuit a été lancée, transformant le siège de l’organisation en un véritable centre de diagnostic avancé.

Jusqu’au 23 avril, l’objectif est clair : briser les tabous et devancer la maladie. Qu’il s’agisse du cancer du col de l’utérus, du sein ou des infections sexuellement transmissibles comme l’hépatite, l’arsenal médical est déployé pour offrir un rempart contre des pathologies souvent silencieuses mais dévastatrices.
L’image est forte en ce sens qu’une mobilisation féminine massive, signe d’une prise de conscience profonde était de mise. Dès les premières heures, les femmes de Zagtouli ont répondu à l’appel, bénéficiant d’abord d’une sensibilisation accrue sur la santé sexuelle et reproductive.


Cette réactivité porte déjà ses fruits. Le Dr Compaoré, responsable de la clinique mobile, confirme que deux cas ont été détectés dès le lancement. Grâce à ce diagnostic prématuré, l’espoir d’une guérison totale est désormais une réalité tangible. Cette stratégie de proximité, saluée par la sage-femme Bernadette Nassa du Centre médical de Zagtouli, permet de lever les barrières géographiques et financières qui éloignent trop souvent les populations des soins spécialisés. Pour elle, cette initiative est un soulagement immense pour des femmes qui découvrent enfin leur situation sanitaire réelle.
Derrière cette architecture de solidarité se trouve la vision du Dr Koama Ahmed, président de l’association Wend La Lafi. Pour lui, la mission est fondamentale à savoir rapprocher la santé des communautés.

Si l’initiateur de la campagne ne cache pas les défis logistiques et les contraintes financières liés à la prise en charge du personnel, il souligne avec gratitude l’appui institutionnel du ministère de la Santé et la synergie exemplaire avec le centre médical local. Pour le Dr Koama, le coût de l’effort est dérisoire face à l’enjeu de la survie collective. Alors que la campagne se poursuit, Zagtouli donne l’exemple d’une santé communautaire dynamique, où la prévention devient le premier acte de résilience sociale.
KISSANGOULÉ
Reveil-info
