9 mars 2026
Home » Libre opinion : ces alliés sur qui il ne faut jamais compter….

Voici Pourquoi la Chine ou la Russie n’entreront jamais en guerre pour défendre qui que ce soit

FILE PHOTO: Russian President Vladimir Putin shakes hands with Chinese President Xi Jinping

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Extrait de la Leçon d’intelligence stratégique n¨° 2425 de Jean-Paul Pougala sur la guerre des Etats-Unis et de Israel contre l’Iran expliquée aux enfants des écoles primaires d’Afriqe, à lire en entier sur www.pougala.net
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La logique des Alliances militaires est propre aux civilisations à bout de souffle, en déclin.

Les Africains habitués depuis qu’ils sont nés à la mendicité en toute chose, croient en bonne foi que s’il y a une guerre entre la France et le Burkina, la Russie viendra combattre auprès du Burkina.

Le Niger montre les muscles au point d’annoncer que la guerre contre la France est proche, parce qu’ils croient en bonne foi que si vraiment cette guerre éclate, les militaires russes viendraient combattre à la place des militaires nigériens. Ce qui est faux naturellement.

Et c’est parce que je connais déjà l’issue d’une telle bravade inutile que je ne cesse de conseiller aux dirigeants africains de faire profile bas, en toute chose, pour se concentrer sur ce qu’ils ont à faire dans leurs pays.

Mais ils continuent dans une buée d’illusion qu’en guerre, sans alliance, bavarder fort peut remplacer la force militaire. Ce qui est archi faux bien entendu. Non, la Chine ne viendra jamais combattre pour défendre qui que ce soit. La Russie ne viendra jamais combattre avec les forces vénézuéliennes ou cubaines contre l’armée des Etats-Unis. Tout simplement parce que la logique des alliances militaires appartient au passé. Et la principale guerre à laquelle tout le monde est livrée est en priorité, la guerre économique entre les Nations.

L’Iran est en train de montrer au monde, une leçon de courage, pour affronter les ennemis, sans s’apitoyer sur un victimisme de perdants, pour accuser la Chine ou la Russie de n’avoir rien fait comme on le voit en Afrique. Les africains sont des opportunistes qui croient en bonne foi que pour avoir agité le drapeau russe dans les rues de Bamako, Bangui, Ouagadougou ou Niamey, cela obligerait la Russie à venir mourir dans ces pays, pour lutter à leur place pour se défendre contre l’agression des occidentaux.

L’Iran a donné une autre leçon aux africains, celle de la discrétion. C’est avec légèreté que Donald Trump a décidé samedi depuis sa résidence en Floride de lancer sa guerre contre l’Iran. Comme avec la Russie, il était convaincu qu’en tuant le guide suprême, le pays se serait effondré en 24 heures. Il a été obligé hier de rentrer en catastrophe à Washington sur l’annonce des morts des premiers soldats américains.

C’est la discrétion de la vraie puissance de l’Iran qui est en train de faire la différence et non le fait d’attendre que la Russie ou la Chine, vienne combattre à la place des iraniens.

La guerre d’agression des Etats-Unis et d’Israel contre l’Iran est entré dans son troisième jour, avec la mort du Guide suprême iranien l’Ayatollah Ali Khamenei, un homme malade de cancer en phase terminale, qui meurt en martyre pour ses fidèles, et dont la vengeance de l’Iran s’exprime à travers des bombardements tous azimuts des cibles militaires en Israel, dans les états du Golfe, mais aussi des bases militaires américaines dans la région.

Après une succession d’agression des Etats-Unis contre les protégés de la Russie, notamment en Syrie, mais aussi de la Chine, avec l’enlèvement du président en exercice de la République du Venezuela, Nicolas Maduro le 3 janvier 2026 et maintenant, l’assassinat du Guide Suprême des Shiites, l’Ayatollah Ali Khamenei, avant-hier 28 février 2026, la question que tout le monde se pose est pourquoi la Russie n’est pas intervenue pour sauver le président Assad comme il l’avait fait en 2015 ?

Pourquoi la Chine et la Russie, peuvent laisser que les Etats-Unis agissent de manière aussi brutales et violente contre leurs alliés, au Vénézuéla et maintenant en Iran, sans réagir, sans évaluer la moindre possibilité de tirer un missile hypersonique sur Washington ?

La réponse est simple : la logique des alliances militaire à défense automatique appartient aux XXème siècle et a montré toutes ses limites. Si la Chine et la Russie ont décidé de créer un monde nouveau dit multipolaire, c’est justement parce que l’ancien monde avec ses anciennes règles est à bout de souffle. On ne peut pas combattre un système et en même temps reprendre les éléments qui appartiennent à l’ADN de ce système.

L’Otan appartient au passé et n’attend que la fin de la guerre en Ukraine pour déclarer sa fin. L’alliance Aukus, soi-disant pour contrer la Chine en mer de Chine est obsolète le jour-même de sa création. Je vais vous expliquer pourquoi.

Question : Pourquoi le jeu des Alliances Militaires avec un soutien automatique en cas de guerre est une vision qui appartient au passé et que les Brics veulent étier à tout prix ?

Réponse :

Dans l’intérêt de l’humanité toute entière, la Chine et la Russie ont tout simplement tiré des précieuses leçons du jeu des alliances militaires qui par définition, sont censées dissuader une attaque, mais qui, dans la réalité, ont plutôt eu l’effet inverse : chaque pays, en respectant ses engagements, a déclenché une réaction en chaîne.

C’est ce principe d’engrenage automatique qui a fait le lit de la première guerre mondiale. Et que veulent éviter à tout pris, les bâtisseurs du nouvel ordre mondial. Ainsi faisant, les alliances comme l’Otan, Aukus sont veillottes, datées, obsolètes au 21ème siècle, ce que n’ont pas compris ses membres conduits par un certain Donald Trump qui les réunit pour prétendre d’en rajouter toujours plus, pour uns soi-disant guerre à venir contre la Russie.

Les membres du Brics ont parfaitement compris cette dynamique de l’engrenage des alliances militaires, voilà pourquoi, ils ont décidé de faire de leur organisation, une alliance économique et politique et non militaire. Ils ont compris qu’un alliance militaire doit forcément trouver un ennemi qui justifie son existence alors qu’une alliance économique, a d’autres priorité, comme l’objectif très noble de la prospérité de ses membres.

Question : Pourquoi un Alliance militaire supposée dissuader les autres pays de vous attaquer est en fait une alliance pour chercher les problèmes et qui vont finir tôt ou tard dans une guerre généralisée ?

Réponse : Au début du XXᵉ siècle, comme je l’ai déjà dit plus haut, les alliances militaires conçues comme des mécanismes de dissuasion ont fini par ne faire aucune dissuation, et cette défaillance des alliances militaires ont porté tout naturellement, comme, on aurait dû s’y attendre à générer plutot des engrenages automatiques : l’attentat de Sarajevo en 1914 a déclenché une cascade d’entrées en guerre à cause des différents traités d’alliance en vigueur à l’époque.

C’est depuis lors que le monde entier a compris que le principe même des alliances militaires classiques, comme l’OTAN qui reposent sur des engagements de défense mutuelle, est erroné, parce qu’il enfermer les États dans des logiques de bloc, ce qui réduit drastiquement leurs marges de manœuvre diplomatique pour trouver une solution avant la guerre, pour privilégier la mise de l’huile sur le feu pour accroître les risques d’escalade.

Hier, dès le deuxième jour de la guerre, alors que la logique exigeait que les pays européens qui ont bousillé les tympans de l’humanité pendant quatre ans pour expliquer comment c’était inacceptable que la Russie viole l’article 2 alinéa 4 des Nations-Unis, rendus à ce lundi 2 mars 2026, au troisième jour de la guerre d’agression des Etats-Unis et de Israel contre l’Iran, le même article 2 de la Charte des Nations Unies est toujours en place, le même alinéa 4 est toujours en vigueur.

Et pourtant, lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est réuni hier à New York pour en parler, il n’y avait plus que deux pays, la Chine et la Russie, pour rappeler cette disposition.

Tous les autres pays, comme la France, la Lettonie et la France ont condamné l’agressé, l’Iran et non les agresseurs.

Pire, La France, le Royaume Uni et l’Allemagne ont émis un communiqué conjoint pour venir en aide aux deux agresseurs, les Etats-Unis et Israël. Parce que c’est cela la logique des alliances militaires qui a porté tout droit vers la première guerre mondiale avec ses pertes humaines qui s’élèvent à environ 18,6 millions de morts y inclus les 9,7 millions de morts pour les militaires et 8,9 millions pour les civils.

Tout cela est pourtant parti d’une simple banalité, l’attentat de Sarajevo du 28 juin 1914, l’exemple typique de ce qu’on appelle un « engrenage automatique » lié aux alliances militaires.

Un petit attentat qui tue un prince, va être agrandi de façon exponentielle, par l’engrenage du jeu des Alliances Militaires, pour se terminer par tuer 18,6 millions de personnes.

Que s’est-il passé ?

1) Le 28 juin 1914 on a l’Assassinat de l’archiduc François‑Ferdinand à Sarajevo par Gavrilo Princip.

2) Le 23 juillet 1914, l’Autriche‑Hongrie adresse un ultimatum très sévère à la Serbie.

3) Le 25 juillet 1914, la Serbie, parce que plus faible face au puissant Autrchice-Hongrie, accepte la plupart des conditions mais rejette certaines clauses jugées humiliantes.

4) Le 28 juillet 1914, l’Autriche‑Hongrie se sentant plus forte s’énerve pour la non acceptation de ces petites clauses jugées humiliantes et déclare la guerre à la Serbie. Et comme la Serbie est plus faible, les agresseurs pensent à une guerre éclair ne pouvant durant au plus que quelques jours, comme l’a promis hier soir dans son discours à la nation des Etats-Unis, Donald Trump, en promettant que la guerre qu’il vient de déclencher allait durer au plus 4 semaines, vu le degré de faiblesse présumée de l’Iran avec ses 8 milliards de dollars de budget militaire, 72 milliards pour l’Arabie Saoudite et 1000 milliards pour les Etats-Unis.

5) 30 juillet 1914, il y a quelque chose que l’Autriche-Hongrie n’avait pas prévu : la Russie, se proclame comme la protectrice des Slaves du Sud, et pour cette raison, ordonne la mobilisation générale pour soutenir la Serbie.

6) Le 1er août 1914, l’Allemagne encore plus forte, après ses victoires de 1870 contre la France, et l’annexion de l’Alsace et de la Loraine, se fâche et, déclare la guerre à la Russie, en vertu de son alliance avec l’Autriche‑Hongrie.

7) Le 3 août 1914, Puisque la France qui a perdu la dernière guerre contre l’Allemagne de Bismark a trouvé entre temps une nouvelle alliance militaire, avec un fort, la Russie, elle devient automatiquement l’ennemie de l’Allemagne et sur la simple présomption que cela soit possible, l’Allemagne déclare la guerre à la France, alliée de la Russie.

8) Le 4 août 1914, l’Allemagne applique son plan dénommé : Schlieffen qui veut dire que l’armée du pays va contourner les défenses françaises en passant par le nord. Mais ceci n’est possible que si l’Allemagne envahit la Belgique. Et comme le Royaume‑Uni, garant de la neutralité belge, déclare la guerre à l’Allemagne.

Pour information, après la révolution belge de 1830, la Belgique obtient son indépendance des Pays‑Bas. Les grandes puissances européennes de l’époque que sont le Royaume‑Uni, la France, la Prusse, l’Autriche et la Russie reconnaissent officiellement la Belgique comme État indépendant.

En échange, la Belgique s’engage à rester neutre dans les conflits européens. Le Royaume‑Uni, en particulier, voit dans cette neutralité un moyen de protéger ses propres intérêts stratégiques : éviter que la Belgique devienne une base militaire pour une puissance continentale hostile.

Lorsque l’Allemagne envahit la Belgique le 4 août 1914 pour appliquer son plan Schlieffen (contourner les défenses françaises en passant par le nord), le Royaume‑Uni invoque le Traité de Londres. C’est cette violation de la neutralité belge qui pousse Londres à déclarer la guerre à l’Allemagne, aux côté de la France et de la Russie, alors qu’il hésitait jusque‑là à s’engager.

LES ELEMENTS IMPREVISIBLES DE TOUT ENGRENAGE

Lorsque le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France, elle croit avoir fait tous ses calculs et conclu que l’Alliance militaire entre la Russie et la France est suffisamment faible, pour l’encourager à déclarer la guerre à la France.

Mais dans le principe de l’engrenage, il y a toujours un imprévu qui fait coincer la machine de guerre. Et dans notre cas, l’entrée du Royaume Uni, non prévu va tout changer, puisqu’elle est à l’époque la plus puissante force navale du monde.

Question : Pourquoi la Belgique était si importante pour le Royaume Uni jusqu’à justifier son entrée en guerre ?

Réponse : La raison tient à la géographique. La Belgique est située entre la France, l’Allemagne et le Royaume‑Uni, et par conséquent, elle est aussi une véritable « porte d’entrée » vers le nord de la France. Le plan Schlieffen de l’Allemagne conçu par l’état‑major allemand aurait en théorie permis à l’Allemagne d’éviter une guerre sur deux fronts. L’idée était de frapper rapidement la France en passant par la Belgique, afin de contourner les fortifications françaises le long de la frontière directe, notamment la ligne fortifiée autour de Verdun. La suite logique de ce raisonnement de l’état major allemand est que réussir à contrôler la Belgique voulait dire, avoir accès aux ports de la mer du Nord et de la Manche. Et c’est justement cela qui représentait une menace directe pour une île comme le Royaume‑Uni. Londres ne pouvait tolérer qu’une puissance hostile s’installe sur la côte belge. Et comme, sur le plan tactique, les plaines belges offraient un terrain plus praticable pour une offensive rapide plutôt que les zones montagneuses ou fortifiées de la frontière franco‑allemande, le Royaume Uni a retenu que l’invasion de la Belgique par l’Allemagne le 4 août 1914, en violation flagrante du Traité de Londres de 1839 était une menace directe à sa sécurité nationale.

Pour le Royaume Uni, la Belgique était stratégiquement importante pour sa survie, parce qu’elle représentait à la fois un couloir militaire vers la France et un point d’appui maritime menaçant pour le Royaume‑Uni. Pour l’Allemagne, la Belgique était vitale, pour lui permettre d’éviter d’attaquer la France sur deux fronts en même temps.

LES CONSEQUENCES DANS L’ARTICLE 5 DES STATUTS DE L’OTAN

Le Traité de l’Atlantique Nord est signé à Washington le 4 avril 1949, dans le contexte de la Guerre froide, sous la présidence du président américain, Harry S. Truman.

L’article 5 stipule qu’une attaque armée contre un membre sera considérée comme une attaque contre tous.

Mais il y a une nuance importante à faire et que beaucoup de pays de l’Europe de l’Est qui se sont précipité à entrer dans l’Otan et qui continuent de provoquer la Russie au quotidien, ne savent pas ou tout simplement, n’ont pas lu. Cette nuance dit qu’n cas de conflit, chaque État est libre de choisir les moyens d’assistance qu’il juge nécessaires. Ce n’est pas une obligation automatique d’entrer en guerre, mais un engagement de solidarité.

Question : Pourquoi cette formulation avec une telle nuance qui incite à ne rien faire ?

Réponse : Le président Truman, a été très marqué par l’expérience de la Première Guerre mondiale et de la Seconde. Il voulait pour cela une alliance qui dissuade l’Union soviétique mais sans reproduire les engrenages automatiques des alliances du début du XXᵉ siècle. L’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord a donc été formulé de manière non automatique : chaque membre s’engage à considérer une attaque contre l’un comme une attaque contre tous, mais reste libre de choisir les moyens de réponse.

Cette souplesse visait aussi et surtout à éviter que les États‑Unis à l’époque anti-colonialistes, soient entraînés dans des guerres coloniales européennes, comme en Indochine et en Algérie avec la France. Il a donc tenu à préciser dans cet article 5 que les guerres coloniales ne relevaient pas de la défense collective contre une agression extérieure.

Le président Truman, à travers une telle précision dans l’article 5, tenait à éviter de se trouver englué dans les pièges des alliances rigides qui avaient mené à la Première Guerre mondiale et en se protégeant des conflits coloniaux de ses alliés européens en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

MAIS IL Y A UN AUTRE ARTICLE QUE LES AFRICAINS N’ONT PAS LU ALORS QUE CELA LES CONCERNE : L’ARTICLE 6 DE L’OTAN

Après 1945, la France et le Royaume‑Uni sortent épuisés économiquement et militairement de la Seconde Guerre mondiale. Les soldats des colonies rentrent au pays et ont le courage de soutenir la pression des mouvements nationalistes, notamment en Asie (Vietnam, Inde, Indonésie) et en Afrique, les élites locales et les populations réclament l’indépendance, parfois par la lutte armée.

L’ONU, créée en 1945, fait de l’autodétermination un principe central. Les États‑Unis et l’URSS, pour des raisons différentes, soutiennent souvent les mouvements anticoloniaux.

Beaucoup de gens ne savent pas qu’il y a une précision géographique dans le Traité de Washington de 1949 qui crée l’Otan et c’est de cette précision géographique que l’Otan tient son nom du l’Atlantique Nord.

Il s’agit en effet de l’article 6 du traité qui stipule que l’OTAN couvre uniquement les territoires des États membres au nord du tropique du Cancer.

Cela signifie que les engagements de défense collective ne s’appliquent pas aux colonies ou possessions situées en Afrique, en Asie ou ailleurs en dessous de ce parallèle. Les guerres coloniales françaises en Indochine ou en Algérie, ou britanniques en Malaisie ou au Kenya, ne pouvaient pas entraîner automatiquement l’OTAN dans le conflit.

Question : quelle distance sépare ce tropique du Cancer et les colonies européennes que voulait éviter Truman ?

Réponse : Le tropique du Cancer se situe à environ 23,5° de latitude nord. Cela correspond à une ligne qui traverse par exemple le Sahara (Mauritanie, Mali, Niger, Égypte), le Mexique, l’Inde du Nord et le sud de la Chine. Les principales colonies françaises et britanniques en 1949 (Indochine, Afrique subsaharienne, Malaisie, Kenya, etc.) se trouvaient au sud de cette ligne.

En termes de distance, cela veut dire que dès qu’on descend en dessous de 23,5°N, on sort du champ d’application de l’article 5.
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Jean-Paul Pougala

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