Recrutement direct de 26 conseillers en gestion des ressources humaines (GRH) au Burkina Faso, la justice suspend les résultats définitifs

La justice burkinabè à travers le Tribunal administratif de Ouagadougou, a ordonné le 09 février 2026 la suspension de l’exécution des communiqués proclamant les résultats définitifs d’admission de 26 conseillers en gestion des ressources humaines. Une décision qui fait suite à une contestation des recrutements des concours directs sans formation lancés par le ministère de la Fonction publique et de la Protection sociale.
Le verdict est tombé comme un couperet pour l’administration publique, mais comme un immense espoir pour les candidats au concours de recrutement direct de 26 conseillers en GRH. Au cœur de cette bataille judiciaire se trouve une question de principe : « diplôme équivalent ».
Dans l’affaire opposant ZARE/BELEM Habibou et six autres à l’État, le Tribunal administratif de Ouagadougou à travers l’ordonnance rendue le 09 février 2026, il a été extrait le dispositif dont le teneur le tribunal administratif a déclaré la requête recevable en la forme.
Au fond, il a ordonné la suspension du communiqué du 04 décembre 2025 portant sur la liste des candidats admis par ordre de mérite au concours direct de 26 conseillers en gestion des ressources humaines pour le compte du ministère de la Fonction publique et la Protection sociale.
A ce recrutement plusieurs candidats admissibles sont de l’Université de Ouahigouya ainsi que d’instituts privés régulièrement reconnus par l’État. Ils ont été recalés pour « diplôme équivalent ». Pourtant, le communiqué de recrutement a précisé, qu’il faut être titulaire d’un diplôme de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ou de tout diplôme équivalent. Les diplômes des candidats admissibles recalés sont reconnus par le CAMES.
Estimant avoir été lésés, des candidats ont saisi le Tribunal administratif, soutenant que leur présence sur la liste d’admissibilité attestait de leur compétence. La décision du juge des référés marque ainsi une étape importante dans ce contentieux. Nous espérons que le ministère de la Fonction publique et de la Protection sociale va exécuter la décision du juge. Cette affaire relance le débat sur la transparence, l’équité et la reconnaissance des diplômes dans les concours de la fonction publique au Burkina Faso.
Issoufou Ouédraogo
